Tant que nous sommes vivants, d'Anne-Laure Bondoux

24.8.16




298 pages

Genres : Conte, Jeunesse

Editions : Gallimard Jeunesse

Date de parution : Septembre 2014

Prix : 15 €

Note : 





Synopsis

Bo et Hama travaillent dans la même usine. Elle est ouvrière de jour, lui, forgeron la nuit. Dès le premier regard, ils tombent follement amoureux. Un matin, une catastrophe survient et ils doivent fuir la ville dévastée. Commence alors pour eux une fabuleux périple à travers des territoires inconnus...
Mais quand l'ombre a pris la place de la lumière, l'amour suffit-il à nous garder vivants ?


Mon avis

Je dois la découverte d'Anne-Laure Bondoux à Margaud Liseuse, qui a présenté l'auteure dans l'une de ses vidéos. Et quelques semaines plus tard, elle partage son avis concernant Tant que nous sommes vivants. Je suis tout de suite convaincue. Tant que nous sommes vivants a donc fait irruption dans ma PAL, quelques mois plus tard, suite à ma visite au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse à Montreuil.

Si je n'ai pas beaucoup attendu pour acheter ce livre, j'ai mis un peu de temps pour me décider à le lire. En fait, je n'osais pas le sortir de ma bibliothèque de peur d'être déçue. Mais après ma lecture, je me suis demandée pourquoi je ne l'avais pas lu plus tôt ?! Car oui, j'ai énormément adoré cette lecture, qui est un coup de cœur !

Dans cette histoire, qui se déroule dans une ancienne ou future époque, nous pouvons distinguer deux grandes parties. Dans la première partie, Bo et Hama sont les personnages principaux. Ils vivent dans un pays désolé où la pauvreté et la guerre semblent régner - ce qui a fait que je m'imaginais un décors en noir et blanc. Hama travaille durant la nuit, et Bo travaille le jour. C'est durant la relève qu'ils se croisent pour la première fois. Et c'est le coup de foudre.

« Quand ils furent face à face, le vacarme sembla s'atténuer, comme si la neige avait soudain recouvert les fours, les ponts roulants, les poches à coulées, les extrudeuses. Plus personne ne poinçonnait, plus personne n'ajustait ni ne soudait ; nous avions du coton dans les oreilles.
Sous nos yeux, leurs mains se frôlèrent.
Un sourit d'enfant illumina le visage de Hama, et un frisson secoua la grande carcasse de Bo. Nous aurions juré assister à des retrouvailles.
»

N'ayant pas les mêmes horaires de travail, Bo et Hama ne peuvent se voir que les dimanches, mais ils sont heureux. Cependant, un événement va venir bouleverser leur vie à tout jamais. La ville où ils vivent devient plus sombre. Leur vie devient difficile et plus personne ne va croire en eux et en leur amour. Alors afin d'avoir un avenir meilleur, Bo et Hama vont fuir et voyager dans tout le pays.

Dans la seconde partie, nous rencontrons Tsell, dont je ne vais pas révéler l'identité afin de ne pas spoiler. Avec l'arrivée de Tsell, l'histoire s'accélère. De plus, le lecteur va peu à peu quitter les personnages de Bo et Hama. Si j'ai trouvé que la séparation s'est faite un peu trop rapidement (j'aurais tellement aimé continuer à suivre Bo et Hama) j'ai eu le sentiment que ces deux personnages étaient toujours présents. En fin de compte, ils ne m'ont jamais quittée.

Je me suis attachée à ces personnages qui m'ont énormément touchée, de part les sentiments qu'ils ressentent mais aussi leur vécu. Ce sont des âmes un peu abîmées, cabossées par la vie... Mais l'amour les rend beaucoup plus forts. Et ça c'est juste magnifique.

Cette histoire est une pure merveille. Une perle. Une pépite. J'ai été émerveillée par ce conte philosophique qui est rempli de poésie et qui a su faire apparaître des papillons dans le creux de mon ventre, ainsi que des larmes aux coins de mes yeux. L'auteure a une magnifique plume. Il est aisé de se laisser bercer par ses mots.

Refermer le livre a été un peu difficile... Je n'étais pas prête à quitter Bo, Hama et Tesll !


Je ne trouve pas d'autres mots pour exprimer ce que m'a fait ressentir ce livre, mais si vous ne l'avez pas encore lu, lancez-vous !

_________________________________

Je n'ai pas l'habitude de noter des citations lorsque je lis, mais ici, je me suis sentie obligée d'en noter quelques-unes tellement ce livre m'a émue.

« Nous aussi, on va tomber, reprit-il. On aura des bosses et des bleus. Mais on trouvera le bon équilibre. Je crois que l'on peut aimer sans les mains, Hama. »
« Il faut toujours perdre une part de soi pour que la vie continue. »
« Laisse tout ça derrière toi, Tsell. Si tu emportes ton chagrin, il t'empêchera d'avancer. »

10 commentaires :

  1. Il me tente depuis sa sortie... Et, je n'ai toujours pas craqué.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu n'as toujours pas craqué de peur d'être déçue ? Si c'est ça, tu n'as pas à avoir peur. Je pense que tu ne seras pas déçue par cette magnifique lecture :)

      Supprimer
  2. Bon ok... Il faut que je lise ce livre !
    J'ai de la chance, il est dispo à la médiathèque ^^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je t'ai convaincue, hein ^^ ? (J'en suis fière :D !)
      J'espère que tu aimeras cette lecture autant que moi :)

      Supprimer
  3. J'avais beaucoup apprécié ce roman même si pas au point du coup de coeur :) plus j'y repense, plus une impression de poésie s'en dégage, ça laisse un très bon souvenir ^^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En effet ^_^
      C'est un livre doudou à lire quand ça ne va pas :)

      Supprimer
  4. Je l'ai dans ma PAL donc cela tombe bien, vu ta chronique ! :)
    Je ne le lirais pas tout de suite, par contre.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'espère ne pas avoir mis la barre trop haute, mais aussi que tu aimeras cette lecture :)

      Supprimer
  5. Ton avis me donne très envie de le lire !
    D'ailleurs, je l'ai dans ma bibliothèque, donc je finis le livre en cours et je le commence !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh super ! Je suis contente de t'avoir donné envie de lire ce livre plus vite :)

      Supprimer

Merci pour vos petits mots ♥