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King of Scars & , de Leigh Bardugo

13.7.22

Tome 1 : King of Scars




517 pages

Genres : Fantasy, Young Adult

Editions : Milan

Collection : Jeunesse

Année d'édition : 2019

Prix : 17,90 €

Note : 




Synopsis

SOLDAT. LÉGENDE. SOUVERAIN.
Nikolai est roi de Ravka. Surnommé l'Écorché, Nikolai est un héros de guerre. Charismatique et visionnaire, c'est sur lui que reposent les espoirs de son peuple. Pourtant le jeune homme cache un terrible secret. Une malédiction. Une menace pour son pays. Nikolai est un monstre.
COMBATTRE OU NOURRIR SES DÉMONS ?
Nikolai devra trouver la réponse à cette question, s'il veut sauver son royaume... et son âme.




Tome 2 : Le règne des Loups




581 pages

Genres : Fantasy, Young Adult

Editions : Milan

Collection : Jeunesse

Année d'édition : 2021

Prix : 18,90 €

Note : 



Synopsis

LE ROI DÉMON.
Ravka est encerclé d'ennemis et Nikolai a réveillé un fléau ancestral dévorant tout sur son passage. Et si pour sauver son royaume, le jeune monarque devait faire appel aux ténèbres qui sommeillent en lui ?

LA FILLE DES TEMPÊTES.
Zoya Nazyalensky, générale de la Seconde Armée, détient de nouveaux pouvoirs extraordinaires. Seront-ils suffisants pour faire d'elle l'arme dont son pays a désespérément besoin ?

LA REINE DES SANGLOTS.
Sous une fausse identité, Nina s'est infiltrée au plus près du pouvoir ennemi, en plein territoire fjerdan. Les motivations de l'espionne n'iraient-elles pas bien au-delà du simple patriotisme ?

UN ROI. UNE GÉNÉRALE. UNE ESPIONNE.
Trois destins capables de façonner l'avenir d'un pays. Ou d'en provoquer la chute.


⚠ Content/Trigger Warning : douleur, guerre, meurtre, mort, gore, racisme, sang, suicide, violence


Mon avis sur la saga


Après avoir adoré Grisha et eu un gros coup de cœur pour Six of Crows, il était évident que je continue ma découverte du Grishaverse avec la duologie King of Scars. Et sans surprise, je n'ai pas été déçue ! C'était un vrai plaisir de retrouver cet univers, ainsi que les personnages, dont certains étaient plutôt secondaires dans les deux sagas précédentes, comme Nikolai et Zoya.

« Chaque livre avait été pour lui une porte ouverte qui l'invitait en chuchotant : Viens, entre. Tu découvriras un monde que tu n'as jamais vu. Tu pourras te cacher ici quand tu as peur, jouer quand tu t'ennuies, te reposer quand le monde est injuste. »

Cette nouvelle histoire se déroule trois ans après la fin de Grisha (sachant qu'entre temps, il y a les évènements de Six of Crows) et elle se concentre essentiellement sur Nina, Zoya et Nikolai, dont les points de vue s'alternent avec quelques autres personnages. J'ai aimé retrouver ces protagonistes, notamment Nina et Nikolai que j'adore, et j'ai appris à mieux connaître certains, comme Zoya que je n'appréciais pas vraiment auparavant, et puis Hanne, nouveau personnage que j'ai apprécié dès le début ! Ces quatre là font partie de mes personnages préférés du Grishaverse, mais je dois avouer que Nikolai et Zoya sont en haut du classement. Leigh Bardugo a beaucoup de talent pour écrire et développer ses personnages. On pense les connaître suffisamment, et finalement, l'autrice nous révèle de nouvelles facettes de leur personnalité, de leur histoire... Et on les apprécie encore plus. ❤️

« La bataille commençait ici et maintenant, avec le refus catégorique de céder à la moindre parcelle de ses pensées à la terreur qui l'entraînait vers les ténèbres. Il ferait ce qu'il avait toujours fait, il irait de l'avant parce que l'espoir, à l'instar des racines du bois oublié, ne demandait qu'à s'épanouir. »

Comme pour Six of Crows, l'autrice a veillé à ce qu'il y ait de la diversité représentée par le biais des personnages. Nina est grosse, bisexuelle et anciennement dépendante à une drogue. En ce qui concerne Hanne, ce n'est pas précisé exactement, et bien qu'elle soit désignée par des pronoms féminins, il est possible qu'elle s'identifie comme une personne non binaire, ou genderqueer, ou genderfluid. Je ne crois pas que cela ait été confirmé par l'autrice, mais il est certain que Hanne n'est pas cis genre. Il y a également des relations saphiques. Et c'est très très chouette !

« La plupart d'entre nous parviennent à cacher leurs blessures et leurs souffrances. C'est ainsi que nous survivons jour après jour. Nous faisons semblant que la douleur n'est pas là, que nous sommes constitués de cicatrices et non pas de plaies. La ruche ne me permet pas le luxe de ce mensonge. Je ne peux plus continuer ainsi. Aucun de nous ne le peut. »  Elizaveta

Même si la duologie King of Scars n'est pas un coup de cœur comme l'a pu l'être Six of Crows, l'autrice a su développer et étendre avec brio le Grishaverse, qui s'étend jusqu'au royaume de Fjerda et le reinaume de Shu Han que l'on connaissait peu, voire même pas du tout. La plume de Leigh Bardugo est toujours aussi fluide et agréable à lire. Elle sait manier les mots pour rendre une histoire captivante, remplie de suspens, et riche en sensations et émotions ! ❤️ Cette nouvelle duologie offre une belle conclusion au Grishaverse, même si les dernières lignes peuvent laisser penser que l'historie pourrait continuer... (Je ne suis pas contre ! 😄)

Peau d'Homme, de Hubert et Zanzim

8.9.21



160 pages

Genres : BD, Fantastique

Editions : Glénat

Collection : 1000 feuilles

Année d'édition : 2020

Prix : 27 €

Note : ★★★★★




Synopsis

Dans l’Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un riche marchand, jeune et plaisant. Le mariage semble devoir se dérouler sous les meilleurs auspices même si Bianca ne peut cacher sa déception de devoir épouser un homme dont elle ignore tout. Mais c’était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa famille depuis des générations : une « peau d’homme » ! En la revêtant, Bianca devient Lorenzo et bénéficie de tous les attributs d’un jeune homme à la beauté stupéfiante. Elle peut désormais visiter incognito le monde des hommes et apprendre à connaître son fiancé dans son milieu naturel. Mais dans sa peau d’homme, Bianca s'affranchit des limites imposées aux femmes et découvre l'amour et la sexualité.


Mon avis

Peau d'Homme est une bande-dessinée qui fait beaucoup parler d'elle depuis sa sortie, en récoltant de très nombreux avis positifs. Mais au départ, même si le synopsis me rendait curieuse, je ne m'y intéressais pas plus que ça car le style graphique n'est pas ce que je préfère. Finalement je me suis laissée tenter en la voyant à la bibliothèque et je ne regrette pas du tout !



L'histoire, qui n'est pas sans rappeler celle de Peau d'âne, est très intéressante, et même importante. Elle se veut très moderne dans un contexte historique appartement au début de la Renaissance, une époque où les mœurs étaient très influencées par la religion, et où les femmes n'avaient quasiment aucun droit. Comme toutes les filles et jeunes femmes de cette époque, Bianca a de bonnes manières. Elle est respectable et suit les directives de sa famille. Puis elle va découvrir le secret des femmes de sa famille : une peau d'homme. En la revêtant, elle devient Lorenzo. Elle va alors s'affranchir des limites imposées aux femmes, en découvrant l'amour et la sexualité.


Au fil des chapitres et de ses découvertes, Bianca va prendre conscience du grand fossé entre les conditions de vie des hommes et des femmes, qu'il s'agisse de leurs libertés, droits ou devoirs. Elle va comprendre que les relations hétérosexuelles ne sont pas les seules relations existantes, malgré le fait que ce sujet soit tabou et réprouvé par la religion. Bianca va peu à peu prendre position et se rebeller contre cette société étriquée et oppressante en prônant la libération des mœurs, la tolérance, le féminisme et les relations queer. Elle va ainsi permettre à ses proches mais également au lecteur de se poser des questions sur le rapport au genre, la sexualité et la religion.



Même si je n'ai pas accroché aux illustrations, Peau d'Homme fut une excellente lecture ! Je pensais me contenter uniquement de l'emprunt à la bibliothèque, mais je crois finalement que je vais l'acheter afin de l'avoir pour moi, tellement j'ai aimé. Féminisme, religion, tolérance, amour, égalité des sexes, homosexualité, bisexualité et transidentité. Voilà les sujets forts et importants de cette histoire, que je vous recommande fortement. Il faut lire cette BD ! 💙

Six of Crows, de Leigh Bardugo

30.6.21

Tome 1 : Six of Crows




559 pages

Genres : Fantasy, Young Adult

Editions : Le livre de Poche

Collection : Jeunesse

Année d'édition : 2017

Prix : 7,90 €

Note : 




Synopsis

Les bas-fonds de Ketterdam s'organisent en gangs rivaux. L'homme le plus ambitieux et le plus jeune de la pègre est Kaz Brekker : aussi brillant que mystérieux, aussi charismatique que dangereux, et surtout, connu pour être un voleur hors pair. Prêt à tout pour de l'argent, il accepte la mission du riche marchand Van Eck : délivrer un savant du palais de Glace, réputé imprenable. Ce prisonnier est l'inventeur du jurda parem, une drogue multipliant sans limite les pouvoirs surnaturels de la caste des magiciens : les Grishas. Une drogue qui, tombée dans les mauvaises mains, risque d'engendrer un chaos irréversible.




Tome 2 : La cité corrompue




650 pages

Genres : Fantasy, Young Adult

Editions : Le livre de Poche

Collection : Jeunesse

Année d'édition : Novembre 2018

Prix : 7,90 €

Note : 




Synopsis

Revenus diminués du palais de Glace, Kaz, Inej, Nina, Matthias, Jesper et Wylan doivent de nouveau se battre pour leur survie. Ils sont doublés par Jan Van Eck, trahis par les leurs, pourchassés par tous les gangs du Barrel, et se retrouvent sans ressources ni alliés. Ketterdam devient alors le théâtre de leur plan le plus ambitieux : prises d'otages, spéculations, cambriolages, enchères truquées et menaces en tout genre... Pour Kaz et son gang, la liberté a un prix et elle pourrait bien leur coûter la vie.


⚠ Content/Trigger Warning : abus sexuels et esclavage (dans une maison close notamment), dépendance (jeu d'argent et drogue), génocide, meurtre et tentative de meurtre, mort et description de cadavres, perte d'un être cher, sang, torture, trafic d'enfants, troubles de stress post-traumatique, violence (très explicite).



Mon avis sur la saga


Après vous avoir parlé de Grisha la semaine dernière, il est temps pour moi de vous donner mon avis sur la saga Six of Crows, que j'ai lu directement après avoir terminé Grisha. Si j'avais eu un coup de cœur pour les premier et dernier tomes de cette première saga, en ce qui concerne Six of Crows, il s'agit là d'un gros, d'un très gros, d'un énorme coup de cœur ! 🖤🖤

Cette fois-ci, on oublie les codes très répandus de la fantasy young adult comme l'histoire très manichéenne de Grisha. Ici, les personnages principaux sont tous des anti-héros et anti-héroïnes avec une morale plus ou moins douteuse, cela varie en fonction de la personnalité de chacun. Qu'en est-il de la guerre contre le vilain méchant ? Il n'y en a pas, du moins à proprement parler. Les Dregs, le nom du gang dont le lieutenant n'est autre que Kaz Brekker, sont dans une rivalité constante avec les autres gangs du Barrel, mais aussi avec le Conseil des marchands qui gouverne la ville de Ketterdam.

«  Je suis un homme d'affaires, lui avait-il expliqué. Ni plus, ni moins.
 T'es un voleur, Kaz.
 N'est-ce pas exactement ce que je viens de dire ? »

Dans cette nouvelle saga, l'histoire et l'univers sont encore mieux construits et plus développés que dans Grisha. L'ambiance est plus sombre, le rythme est plus intense. Ketterdam est une ville que vous ne choisiriez pas comme destination touristique, croyez-moi. Certains passages peuvent être difficiles à lire tant l'ambiance peut être macabre ou violente. (voir les CW/TW ci-dessus)

«  Quel est le moyen le plus facile de voler son portefeuille à un homme ?
 Un couteau sous la gorge ? répondit Inej.
 Un pistolet dans le dos ? proposa Jesper.
 Du poison dans son verre ? suggéra Nina.
 Vous êtes monstrueux, s'indigna Matthias. »

A l'aide de sa plume fluide et très aiguisée, Leigh Bardugo a créé une intrigue complexe mais captivante, très prenante et remplie de suspens et de rebondissements. Les chapitres alternent entre les points de vue des personnages principaux : Kaz, Inej, Jesper, Wylan, Nina et Matthias. Les Crows. Avec ces différents points de vue internes, on prend connaissance de leurs pensées, de ce qu'ils savent. Mais ce que l'autrice se cache bien de nous révéler, c'est la plupart des plans et coups montés de Kaz. Ce génie. Il manigance, il spécule, il fomente différents plans... Il va en révéler quelques-uns, mais pour ce qui est du reste, on les découvre au dernier moment. Les Crows sont dans une impasse, tu te dis que tout est fini pour eux... ET BIM ! Ils s'en sortent grâce à Kaz qui a un toujours un coup d'avance sur les autres. De quoi retourner le cerveau et ne plus avoir envie de s'arrêter de lire. Ces deux tomes sont des page turner !

« C'était devenu son cachet. Tout chez lui était cassé. Rien ne s'était jamais rétabli et pourtant il n'en était que plus fort. La canne faisait partie du mythe qu'il s'était construit. Personne ne savait qui il était, personne ne savait d'où il venait. Il était Kaz Brekker, l'infirme, l'escroc, l'ordure du Barrel. »

Un autre point fort de la saga, et pas des moindres, c'est la forte représentation de diversité par le biais des Crows. Inej et Jesper sont racisés, Kaz souffre de troubles de stress post-traumatique, il a un handicap et se déplace avec une canne. D'ailleurs, dans les remerciements, l'autrice a confié qu'elle a également un handicap car elle est atteinte d'une maladie dégénérative : l'ostéonécrose. Ayant des douleurs arthrosiques qui peuvent être handicapantes, cela m'a fait du bien de pouvoir m'identifier à un personnage en situation de handicap, qui peut avoir du mal à se déplacer. (De mémoire, c'est la première fois que cela m'arrive de lire un livre avec un personnage handi.) Inej, tout comme Kaz, souffre de troubles de stress post-traumatique. Jesper est noir, bisexuel et dépendant aux jeux d'argent. Wylan est homosexuel et illettré, et Nina est grosse et dépendante à une drogue. (J'ai un doute, mais il ne me semble pas que Matthias représente une diversité. Si je me trompe, n'hésitez pas à me le dire, je corrigerai cela !)

« Je serais venu te libérer, assura-t-il, et il le répéta en voyant le regard dubitatif de la jeune fille. Je serais venu et si je n'avais pas pas pu marcher, j'aurais rampé pour toi. »  Kaz

Les Crows sont parfaits, à une nuance près. C'est un groupe très soudé, qui se chamaille très souvent comme peuvent le faire des enfants. La manière dont ils sont écrits, développés, l'histoire de chacun... D'une profondeur merveilleuse. Impossible de rester de marbre face à eux. Leur comportement n'est pas toujours exemplaire, ils sont à la fois terribles, sublimes et touchants. J'ai du mal à trouver les mots pour décrire mon ressenti les concernant, mais ils m'ont marquée et je me suis beaucoup attachée à eux. Et puis les ships Kanej, Helnik et Wesper. Blblblblbblblblblb. 😭❤ (Oui je sais, très constructif.)

« — Pas de sanglots, ponctua Nina, sombre.
Pas de sanglots, pas de tombeaux. Une autre façon de souhaiter bonne chance. Mais c'était plus que ça. Un rappel cynique que des gens comme eux n'avaient pas droit à des funérailles onéreuses, à des stèles en marbre avec leurs noms gravés dessus, à des couronnes de myrtes et de roses. »

Vous l'aurez compris, j'ai énormément aimé et eu un gros coup de cœur pour Six of Crows ! Cette saga m'a coupé le souffle. C'est une histoire incroyable, terminée dans les larmes et en position latérale de sécurité. Mais je suis heureuse d'avoir lu cette merveille, cette pépite. Les mots de Leigh Bardugo m'ont transportée, m'ont marquée, m'ont touchée. Les deux tomes ont des post-it toutes les dix pages. Bref, si vous ne connaissez pas cette saga, je vous la recommande chaudement !

« Les corbeaux se souviennent des visages humains. Ils n'oublient pas ceux qui les ont nourris, qui se sont montrés bons avec eux. Pas plus que ceux qui leur ont fait du mal. »  Kaz

Bohen - tome 1 : Les Seigneurs de Bohen, d'Estelle Faye

15.4.20



727 pages

Genre : Fantasy

Editions : Folio

Collection : SF

Date de parution : 6 juin 2019

Prix : 9,70 €

Note : 




Synopsis

Je vais vous raconter comment l'Empire est mort.
L'Empire de Bohen, le plus puissant jamais connu, qui tirait sa richesse du lirium que les nomades de ma steppe appellent le sang blanc du monde. Un empire fort de dix siècles d'existence, qui dans son aveuglement se croyait éternel.
J'évoquerai pour vous les héros qui provoquèrent sa chute. Vous ne trouverez parmi eux ni grands seigneurs, ni splendides princesses, ni nobles chevaliers... Non, je vais vous narrer les hauts faits de Sainte-Étoile, l'escrimeur errant au passé trouble, persuadé de porter un monstre dans son crâne. De Maëve la morguenne, la sorcière des ports des Havres, qui voulait libérer les océans. De Wens, le clerc de notaire, condamné à l'enfer des mines et qui dans les ténèbres découvrit une nouvelle voie...
Et le vent emportera mes mots sur la steppe. Le vent, au-delà, les murmurera dans Bohen. Avec un peu de chance, le monde se souviendra.


Mon avis

J'avais vu ou lu très peu d'avis sur ce roman de fantasy, mais pratiquement la totalité s'accordait pour dire que c'est une excellente lecture. Et comme il était dans la wish-list de Cha', je le lui ai offert pour Noël. Puis je l'ai reçu de la part de Plouf (et ça m'a bien fait rire 😆). Comme j'étais un peu impressionnée par le nombre de pages et le fait que la police soit assez petite, je redoutais de le laisser traîner dans ma PAL pendant un long moment... Et puis l'occasion s'est présentée avec le Hold My SFFF challenge du mois Mars, dont le thème était les autrices. J'ai donc proposé à Cha' de faire une lecture commune, histoire de se motiver à lire cette belle brique. (Mais elle m'abandonnée en cours de route, ou alors c'est moi qui ne l'ai pas attendue ? 🤔😆) Enfin bref, je vais rejoindre les avis précédents car ce fut une agréable surprise !

Bon, je ne vais pas vous le cacher, le début de cette lecture n'était pas aussi simple. Il m'a fallu un peu de temps pour m'habituer à la plume de l'autrice, aux nombreux personnages et les différents points de vue, ainsi que les lieux. Avant de réussir à situer correctement toutes les villes et régions de l'Empire de Bohen, je faisais souvent des allers et retours vers la carte. Et même si celle-ci est petite en raison du format de l'édition, elle était très très pratique pour visualiser plus facilement Bohen. Et pour ça, je remercie Estelle Faye. (Mettez des cartes dans les livres de SFFF, s'il-vous-plaît.) Pour en revenir à ce que je disais, je me suis demandée si je n'allais pas me faire des fiches pour tout noter, notamment des renseignements sur les nombreux personnages, afin de ne rien oublier (alors que je ne fais jamais ça d'habitude). Mais finalement, une fois bien lancée dans l'histoire, je n'en voyais plus l'utilité.

Avec Les Seigneurs de Bohen, et à l'aide d'une plume dynamique et très belle, Estelle Faye nous offre une histoire épique se déroulant dans un univers riche et très bien développé. Les personnages évoluent dans un monde sombre, au passé assez trouble et rempli de mystères. Les révélations se font au compte-goutte et cela ne peut que nous inciter à tourner les pages pour en apprendre plus, tout en savourant sa lecture.

« Je crois que les pires démons sont des hommes, et que si un dieu existe, il a bien d'autres choses en tête que de se scinder en deux pour des offenses, réelles ou supposées. »

En ce qui concerne les protagonistes, ces derniers constituent le gros point fort de ce roman. Ils sont diversifiés, atypiques, complexes, attachants et très intéressants à suivre. Et ce que j'ai encore plus apprécié, c'est la présence d'orientations sexuelles qui ne sont pas hétérocentrées : il y a des relations homosexuelles, bisexuelles et pansexuelles. Et ça c'est très chouette ! Au fil des pages nous rencontrons un certain nombre de personnages, mais l'histoire va essentiellement se concentrer sur les trois principaux (Maëve, Saint-Étoile et Wens) et les secondaires. Et chacun a le droit à des chapitres avec son point de vue. Au départ, chacun est de son côté, menant sa propre vie et sa propre quête. Mais les événements vont les amener à se croiser de près ou de loin, et vers leur destin, qui est étroitement lié à l'Empire. Je pensais vous en présenter quelques-uns succinctement, mais je trouve que le synopsis en dévoile bien assez et c'est encore mieux de les découvrir au fur et à mesure. Mais sachez que j'ai beaucoup apprécié Sainte-Étoile, Sigalit, Sorenz et Wens. 😊

« De nouveaux rêves les accompagnaient, des espoirs d'un monde plus flamboyant, plus libre. Si les détails des histoires variaient selon les conteurs, les rêves, eux, étaient partout les mêmes. Ils gagnaient en ampleur et en force comme les eaux gonflées du fleuve. En ce printemps délétère, les rêves aidaient les hommes à survivre malgré les intempéries, les crues, le bétail emporté par les eaux, les récoltes pourries sur pied ou dévorées par les fées-vermines. Et peu à peu, par un travail de sape à peine moins lent que celui des infiltrations dans les cavernes des Sicambres, histoires et rêves changeaient les hommes. »

Pour conclure, j'ai adoré ce roman avec lequel j'ai passé un très bon moment. L'univers est riche, les personnages sont géniaux et l'histoire est épique ! Tout est présent pour en faire une très bonne histoire. Donc je vous la recommande chaudement. J'ai hâte de lire la suite qui semble prometteuse !

Eleanor & Park, de Rainbow Rowell

9.5.19




378 pages

Genres : Contemporain, Romance, Young Adult

Editions : Pocket Jeunesse

Année d'édition : 2014

Prix : 16,90 €

Note : 





Synopsis

1986. Lorsque Eleanor, nouvelle au lycée, trop rousse, trop ronde, s'installe à côté de lui dans le bus scolaire, Park, garçon solitaire et secret, l'ignore poliment. Pourtant, peu à peu, les deux lycéens se rapprochent, liés par leur amour des comics et des Smiths... Et qu'importe si tout le monde au lycée harcèle Eleanor et si sa vie chez elle est un véritable enfer, Park est prêt à tout pour la sortir de là.


Mon avis

Rainbow Rowell est une autrice que je voulais découvrir depuis un moment maintenant. J'avais commencé ma découverte des romans de l'autrice avec A un fillu il y a quelques mois. Même si ce n'était pas une lecture exceptionnelle, j'avais passé un bon moment et cela m'avait confortée dans l'idée de lire ses autres romans, les plus connus du moins, comme Fangirl et Eleanor & Park, que j'ai remporté lors d'un concours express organisé par Cha'.

Si à la fin de ma lecture de Eleanor & Park j'avais l'impression d'avoir bien aimé, mon avis a évolué avec le temps. Lors de mon bilan du mois d'Avril, je vous disais avoir un avis mitigé mais finalement, il s'avère que je suis plutôt déçue. Eleanor & Park a récolté un certain nombre d'avis positifs, je m'attendais donc à être également touchée par cette histoire mais j'ai dû placer la barre trop haut, malheureusement.

J'ai trouvé que l'histoire était assez longue, manquait de profondeur et avait un rythme plat malgré l'alternance entre les points de vue. Seul le dernier quart de l'histoire a réussi à me captiver, lorsque les événements s'accélèrent. C'est dommage car c'est une jolie histoire avec cette douce romance (qui change de ce que l'on peut voir d'habitude), avec en fond, des sujets importants tels que le harcèlement et les violences. La situation dans laquelle se trouve Eleanor est difficile et cela donne envie de se révolter, mais je n'ai pas été attendrie ni touchée. Tout comme les personnages. Je n'ai pas réussi à m'attacher à eux même si j'ai trouvé Park plus sympathique qu'Eleanor. Cette dernière ne m'a pas agacée mais cela en était pas loin non plus. Et que dire de son habitude de dire « Punaise » à tout bout de champ...🙄

Je ne vais pas m'étendre sur le sujet, Eleanor & Park est une déception. C'est le deuxième roman de Rainbow Rowell que je lis et aucun des deux ne m'a touchée ou transportée. J'espère que ce sera différent avec Fangirl.


Bonne fin de semaine ! 😊

The sun is also a star, de Nicola Yoon

18.7.18




Format ePub

Genres : Contemporain, Romance, Young Adult

Editions : Bayard

Année de parution : 2017

Prix : 10,99 €

Note : 





Synopsis

Daniel, 18 ans, est fils de coréens immigrés à New York. Il passe un entretien pour entrer dans la prestigieuse Université de Yale. Natasha vient de la Jamaïque. Sa famille, immigrée illégalement aux États-Unis, est sous le coup d'une procédure d'expulsion et devra quitter le pays le soir même. L'adolescente tente par tous les moyens de trouver une solution. Sous l'effet d'un enchaînement d’événements dus au hasard (ou au destin ?), Daniel et Natasha se rencontrent et vont vivre, le temps d'une journée, une belle histoire d'amour. Une histoire à laquelle viennent se mêler le jeu des coïncidences, la menace de l'exil et le poids des différences culturelles.

Mon avis

Après avoir lu et adoré Everyhting, Everything, j'étais tentée de continuer dans ma découverte de la plume de l'autrice avec son deuxième roman : The sun is also a star qui, comme son prédécesseur, est une romance contemporaine et young adult. Pourtant, je n'ai pas autant apprécié The sun is also a star que le premier roman de l'autrice.

Tout d'abord, j'ai eu quelques difficultés à me concentrer sur le début de l'histoire, mon esprit étant encore resté dans l'univers de Gardiens des Cités Perdues, ma précédente lecture. J'avançais petit à petit, chapitre par chapitre. Mais une fois arrivée au quart de l'histoire, j'ai pu me concentrer plus facilement sur ma lecture. J'ai même lu le dernier tiers en une soirée, alors qu'il m'avait fallu pratiquement une semaine entière pour lire le début. La raison de cette rapide avancée ne concernait pas l'histoire mais ma lecture suivante, qui était une lecture commune. Cette dernière étant fixée à une certaine date, il me fallait être prête à ce moment-là.

Vous l'aurez donc compris, je n'ai pas réussi à me plonger pleinement dans cette histoire, ni à l'apprécier à sa juste valeur. Certes, The sun is also a star est une histoire où il est question de la différence culturelle, du racisme, du destin et de la science, de l'amour... Des éléments qui vont chambouler la journée de deux jeunes lycéens, que tout oppose. Cette histoire transmet donc un beau message. Et d'habitude, j'apprécie ce genre d'histoire, mais ça ne l'a pas fait avec celle-ci. La principale raison étant la narration et les personnages principaux. Je n'ai pas réussi à m'attacher à ces derniers. Leur personnalité et leurs émotions sont pourtant bien développés, mais j'ai eu l'impression qu'il manquait quelque chose. En ce qui concerne la narration, celle-ci se basait sur les points de vue des personnages principaux, avec une alternance. L'alternance de points de vue est un élément qui me plaît dans les romans, mais dans celui-ci, j'ai trouvé que cela manquait de fluidité.

The sun is also a star fut une lecture agréable avec laquelle j'ai passé un bon moment mais cela s'arrête-là. Si je n'avais pas prévu une lecture commune après ce roman, je pense que j'aurais mis bien plus de temps à le terminer. Si vous souhaitez découvrir la plume de Nicola Yoon, je vous conseille de vous diriger vers Everything, Everything, plutôt que celui-ci.

« Nous sommes capables de mener des vies extraordinaires. D'écrire une grande histoire. Pourquoi s'installer dans une routine ? Pourquoi se limiter à ce qui est réaliste ? Pourquoi faire un travail terre à terre ? Nous venons au monde pour rêver et pour accomplir les choses dont nous rêvons. »

Les Petites Reines, de Clémentine Beauvais

16.5.18




270 pages

Genres : Aventure, Contemporain, Jeunesse

Editions : Sarbacane

Année d'édition : 2015

Prix : 15,50 €

Note : 





Synopsis

À cause de leur physique ingrat, Mireille, Astrid et Hakima ont gagné le « concours de boudins » de leur collège de Bourg-en-Bresse. Les trois découvrent alors que leurs destins s’entrecroisent en une date et un lieu précis : Paris, l’Élysée, le 14 juillet. L’été des « trois Boudins » est donc tout tracé : destination la fameuse garden-party de l’Élysée ! Et tant qu’à monter à Paris, autant le faire à vélo – comme vendeuses ambulantes de boudin, tiens ! Ce qu’elles n’avaient pas prévu, c’est que leur périple attire l’attention des médias… jusqu’à ce qu’elles deviennent célèbres ! Entre galères, disputes, rigolades et remises en question, les trois filles dévalent les routes de France, dévorent ses fromages, s’invitent dans ses châteaux et ses bals au fil de leur odyssée. En vie, vraiment.


Mon avis

Les petites reines de Clémentine Beauvais a fait parler de lui dès sa parution, et depuis ce moment, je n'ai lu ou entendu que des avis positifs le concernant. Il m'en a peu fallu pour l'ajouter à ma wish-list et grâce à la bibliothèque de ma commune, j'en enfin pu découvrir ce roman.

Les petites reines est un récit d'aventure de trois jeunes adolescentes, victimes d'humiliation et d'harcèlement scolaire, d'une amitié naissante et d'un road trip. Suite à leur élection en tant que boudins, elles sont prêtes à tout pour montrer de quoi elles sont capables et d'envoyer paître les personnes qui se sont moqués d'elles. Elles décident alors de faire un road trip à vélo et de vendre des boudins.

Durant ce périple à vélo, nous rencontrons et suivons Mireille, Astrid, Hakima et son grand-frère Kader. Des personnages drôles et attachants, qui ont tous une histoire particulière et une cause à défendre. Mireille est pleine de pep's, a un caractère mordant, un sens de la répartie affûté et beaucoup d'humour ! Quant à Hakima et Astrid, elles sont naïves et attachantes.

Cette histoire vaut vraiment le détour. Une fois le livre en main, je ne le lâchais plus. J'étais comme happée par cette aventure, comme si je faisais ce road trip avec cette petite bande courageuse. J'ai rigolé avec les personnages et j'avais envie de les encourager durant les moments les plus difficiles. Entre l'humour, les rebondissements, les imprévus et les nouvelles expériences, aucun risque de s'ennuyer ! De plus, ce récit donne envie de parcourir la France à vélo, sur les traces de Mireille, Astrid, Hakima et Kader, pour découvrir des régions, des villes, des paysages. Pourquoi allez si loin, dans des pays voisins ou même plus loin, alors qu'il y a de merveilleuses choses à découvrir dans notre propre pays ?

A travers une histoire dynamique, drôle et touchante, Clémentine Beauvais fait passer un message sur l'importante de l'acceptation de soi et de son corps, et qu'il est nécessaire de ne pas se fier aux diktats de « la mode » et de la société. Les petites reines est une jolie histoire sur une amitié naissante et sur l'aventure qu'est l'adolescence. J'ai adoré !!


Avez-vous lu Les petites reines ? Qu'en avez-vous pensé ?

Inséparables, de Sarah Crossan

15.11.17




406 pages

Genres : Contemporain, Jeunesse

Editions : Rageot

Date de parution : 17 Mai 2017

Prix : 14,90 €

Note : 





Synopsis

Grace et Tippi. Tippi et Grace.
Deux soeurs siamoises, deux ados inséparables, entrent au lycée pour la première fois... 
Comme toujours, elles se soutiennent face à l’intolérance, la peur, la pitié. Et, envers et contre tout, elles vivent ! Mais lorsque Grace tombe amoureuse, son monde vacille. Pourra-t-elle jamais avoir une vie qui n’appartienne qu’à elle ?


Mon avis

Inséparables est un roman paru il y a plusieurs mois et dès sa sortie, il a fait beaucoup parler de lui. Il m'était donc impossible de passer à côté, surtout avec les nombreuses recommandations des blogueurs (et là je pense à Victoria du blog Un point c'est tout ^^). L'histoire de ces deux adolescentes m'intriguait mais pas autant que la façon dont est écrite l'histoire : en vers libres. Il y a de quoi titiller la curiosité.

Si au premier abord, vous pensez que l'histoire paraît tout à fait banale et tragique sur un fond de romance, s'il-vous-plaît, ne vous arrêtez pas à cette première idée. Inséparables représente bien plus que ça ! Dans cette histoire, Sarah Crossan aborde des sujets que l'on rencontre, malheureusement, dans la société : l’alcoolisme, la maladie ou encore la différence. Elle y parle également de la place de chaque individu dans la famille lorsqu'un événement ou un fait, comme la maladie, prend une grande ampleur et modifie le quotidien de tout le monde.

L'histoire commence peu de temps avant la rentrée scolaire. Tippi et Grace apprennent par leurs parents qu'elles seront dorénavant scolarisées au lycée. A partir de ce moment-là, tout va changer autour d'elles. Ces deux sœurs qui n'avaient jamais connu un autre univers que celui de leur foyer et de leur quartier vont découvrir ce que c'est de vivre une vie normale en allant au lycée, en se liant d'amitié avec des jeunes de leur âge, ou en tombant amoureuses. Des choses qui nous paraissent tout à fait banales contrairement à elles. Elles vont découvrir toutes ces choses, elles vont les vivre pleinement et en profiter un maximum.

Pour contrer la bêtise humaine qui est présente dans l'histoire à travers les regards et les moqueries des voisins ou des lycéens, l'auteure fait entrer des personnages pleins d'humanité dans la vie de Grace et Tippi. Je pense notamment à Jon et Jasmeen, deux lycéens que vont rencontrer les sœurs, mais également à Caroline. Des liens très forts ainsi qu'une amitié sincère vont apparaître entre ces personnages. Les sentiments et l'humanité qu'ils apportent font chaud au cœur.

En ce qui concerne les personnages, Grace et Tippi sont attachantes mais j'ai trouvé qu'il est plus facile de s'attacher à Grace étant donné que l'histoire est racontée de son point de vue. De plus, elle a un caractère beaucoup plus doux par rapport à sa sœur. J'ai également apprécié leur petite sœur, Dragon.

Au début de ma lecture, j'avoue avoir été un peu déstabilisée par les vers libres. Je me demandais quelle était la meilleure façon de lire, s'il fallait marquer une pause à la fin de chaque vers. Puis finalement, le rythme de lecture s'est imposé de lui-même, d'une manière fluide.
Au court de ma lecture, j'ai eu peur d'être déçue par l'histoire. En effet, j'attendais le moment qui allait me bouleverser et il ne venait pas. Mais finalement il est arrivé et j'ai bel et bien été bouleversée.
L'histoire de Grace et Tippi est terriblement touchante et poignante et combinée à la plume de l'auteure et aux vers libres, cela donne un récit doux et poétique.

Avez-vous lu Inséparables ? Non ? Mais qu'attendez-vous ? 😉

Everything, Everything, de Nicola Yoon

22.3.17




359 pages

Genres : Contemporain, Jeunesse, Romance, Young adult

Editions : Bayard

Parution : Avril 2016

Prix : 16,90 €

Note : 





Synopsis

Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l'enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d'avoir dix-huit ans, et je n'ai jamais mis un pied dehors.
Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l'observe, et nos yeux se croisent pour la première fois.
Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.


Mon avis

J'ai entendu parler pour la première fois de Everything, Everything sur la chaîne YouTube Le Souffle des Mots. Audrey en disait tellement de bien que je me suis dit qu'il ne fallait pas que je passe à côté de ce livre ! Mais allez savoir pourquoi, je ne l'ai pas acheté tout de suite... Et puis à la fin de l'année dernière, j'ai suivi ma sœur dans une librairie (elle m'a traînée de force, je vous le jure !) et là ce livre m'a sauté aux yeux (il faut dire que la couverture est superbe). Inutile de préciser que j'ai cédé à la tentation ! J'ai un peu hésité avant de me lancer dans cette lecture... Je devais avoir peur d'être déçue, sans doute. Mais finalement, je ne comprends pas pourquoi j'ai eu cette appréhension !

Si vous hésitez à vous lancer dans cette lecture, arrêtez tout de suite. N'ayez aucune crainte. Ce livre est une merveille, une pépite, un coup de cœur !

En raison de sa maladie, la « maladie de l'enfant-bulle », Madeline, ou Maddy, est contrainte à passer le restant de ses jours à l'abri, dans sa maison. Etant allergique au monde, elle n'a aucune possibilité de sortir dehors, et les seuls contacts humains qu'elle a sont ceux avec sa mère et son infirmière, Carla. Sa vie est rythmée entre les soins, les contrôles médicaux et ses cours qu'elle suit à distance, grâce à Internet. Sa vie est très routinière. Elle ne sort pas de chez elle, elle n'a donc pas d'amis, mais elle a une relation très fusionnelle avec sa mère et Carla, qu'elle considère comme sa deuxième maman. Afin d'échapper à sa vie monotone, Maddy lit. Énormément. Elle tient même un blog littéraire. On y retrouve donc plusieurs références, ce qui est plutôt chouette !

En ce qui concerne les personnages, ils sont tous attachants, surtout Olly et Carla. Ils ont une façon de voir les choses et le monde. Impossible de ne pas rester de marbre. Et puis ils ont tous les deux le don d'émettre des phrases et des métaphores. Je ne compte même plus les post-its que j'ai pu coller sur les pages ! Et je vous précise que ce n'est pas dans mes habitudes...

L'histoire de Maddy ainsi que les relations qu'elle a avec Olly et Carla sont touchantes et émouvantes. Cette histoire est une montagne russe des émotions. J'ai eu des papillons dans le ventre, j'ai ri, j'ai pleuré, j'étais heureuse, j'ai senti mon cœur se déchirer... Je pensais à cette histoire à chaque instant de la journée. Quant au dénouement, si on peut dire qu'il y en a un, il est surprenant !

Maddy est un personnage haut en couleurs, qui a envie de vivre. Cette histoire donne goût à la vie. Et s'il y a un message à retenir de cette lecture, c'est que la vie est courte. Il faut savoir la vivre à fond et profiter de chaque instant. Et je ne saurais l'expliquer, mais cette histoire m'a rappelé les sentiments que j'ai éprouvé en lisant Nos étoiles contraires, tout en étant différente !

« Cette nuit-là, je rêve que la maison respire avec moi. J'expire, et les murs se resserrent comme un ballon de baudruche, m'écrasant à mesure qu'il se dégonfle. J'inspire, et les murs se dilatent. Une respiration de plus, et ma vie va enfin, enfin éclater. »

« [...] l'amour, ça ne peut pas me tuer. »

« La vie est un cadeau. N'oublie pas de la vivre. »

Je pourrais mettre une dizaine de citations à la suite, mais cela reviendrait à vous gâcher le plaisir de découvrir chaque mot, chaque phrase de cette merveille. ❤

J'espère qu'à travers ces quelques lignes, j'aurais réussi à vous convaincre de lire Everything, Everything.

Belle journée à vous ! :)

Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers, de Benjamin Alire Sáenz

31.8.16




359 pages

Genres : Contemporain, Jeunesse

Editions : Pocket Jeunesse

Date de parution : 18 juin 2015

Prix : 17,90 €

Note : 





Synopsis

Ari, quinze ans, est une adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n'ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais...
C'est donc l'un avec l'autre, et l'un pour l'autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l'univers.


Mon avis

Depuis sa parution en France l'année dernière, je n'ai fait qu'entendre ou lire de très bons avis sur ce livre. J'ai donc été tout de suite emballée, mais à force, je sentais que je mettais la barre trop haute. J'ai alors attendu plusieurs mois avant de me procurer ce livre et de le lire. Finalement, je me suis décidée à le lire durant cet été, et ce n'était pas une mauvaise idée. Tout d'abord parce que l'histoire se passe principalement durant les vacances d'été - c'était donc le moment idéal - mais je pense également, que si j'avais lu Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers suite à sortie, j'aurais été déçue.

Dans Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers, nous rencontrons deux garçons âgés de quinze ans. Ils sont plutôt solitaires et ne se sentent pas à leur place sur cette planète, notamment Ari. Celui-ci n'a pas d'amis et il semble souffrir de l'absence de son frère, qui est en prison. Il aimerait en discuter avec sa famille, mais personne ne souhaite parler de ce grand frère absent.

Un jour, au grand étonnement de sa mère, Ari décide de se rendre à la piscine, où il va faire la rencontre de Dante. Cette rencontre va amorcer beaucoup de choses dans la vie de ces deux adolescents. Ils vont devenir meilleurs amis et vont être amenés à se poser, ensemble, des questions existentielles que toute personne peut se poser durant l'adolescence.

Les personnages sont sympathiques et attachants. Le récit est profond et ne peut qu'émouvoir. Mais attention, il ne s'agit pas là d'un roman qui nous amène à réfléchir sur des sujets faisant référence à l'univers (j'avoue que je me suis posé la question au départ ^^). Dans ce livre, le lecteur prend connaissance de la vie, qui n'est pas toujours très rose, d'un adolescent de quinze ans qui se cherche, qui se pose beaucoup de questions concernant sa famille et lui-même, l'homosexualité, mais aussi le monde dans lequel il vit. J'ai donc eu l'impression d'avoir eu le journal intime d'Ari entre les mains.

La lecture est agréable et rapide en raison des chapitres qui sont, pour la plupart du temps, courts et composés de nombreux dialogues et d'échanges de lettres.

Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers était une belle lecture. Mais comme je l'ai dit au début de ma chronique, je pense avoir mis la barre un peu trop haute en raison de ces nombreux avis positifs. Durant ma lecture, je m'attendais à ce qu'il y ait un élément, un passage qui me donne des papillons dans le ventre ou qui me prenne par surprise. Ce ne fut pas le cas, mais je ne suis pas pour autant déçue ! :)

Parfois, je voudrais avoir un rythme de lecture plus important afin de ne pas être en retard par rapport aux parutions. Mais finalement, je me dis que ce retard peut avoir du bon. Cela permet d'éviter une certaine pression médiatique et de ne pas mettre la barre trop haute et donc, de prendre plus facilement du recul. Il va falloir que je garde ça dans un coin de ma tête ^^.


Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers est une lecture avec laquelle on ne peut passer qu'un très bon moment. Et vous ? Qu'avez-vous pensé de cette lecture ?

Will & Will, de John Green et David Levithan

7.9.15



379 pages

Genres : Contemporain, Jeunesse

Editions : Gallimard Jeunesse

Collection : Scripto

Date de parution : septembre 2014

Prix : 15 euros

Note : 




Synopsis

Will Grayson se méfie des sentiments. Les histoires de cœur portent la poisse, tout le temps. Alors dans la vie, autant se faire discret. Son meilleur ami, Tiny Cooper, est à la fois une bénédiction et une vraie plaie : ami fidèle et rayonnant, il est aussi ouvertement gay que corpulent et n'a pas l'habitude de passer inaperçu.
A l'autre bout de la ville, un adolescent en plein déprime assume mal sa différence. Le hasard veut qu'il se somme lui aussi Will Grayson...


Mon avis

Avez-vous déjà lu un livre pour lequel vous ne trouvez pas les mots justes ? Au point que vous avez de la peine à écrire ce que vous avez ressenti ? Et bien, c'est ce qui se passe pour moi avec Will & Will.
Tout ce que je peux dire, c'est que...

Les personnages principaux, Will et Will, sont tous les deux attachants. Au fil du l'histoire, nous les voyons passer d'une émotion à une autre, douter, aimer, et évoluer. Par contre le troisième personnage principal, Tiny, le meilleur ami de Will (le premier - pas trop de mal à suivre ?), est par moment gentil et adorable, et le reste du temps, agaçant. On pourrait le comparer à une diva qui a des sautes d'humeur.

Concernant la fin, je m'attendais à autre chose. J'imaginais une fin un peu plus marquante, poignante ou émouvante, qui m'aurait laissée bouche bée. J'ai été un poil déçue.

Dans ce livre, sont abordés l'adolescence (période ô combien difficile), l'amour et l'homosexualité. On secoue le tout et cela donne une lecture vraiment agréable, fluide et pleine d'humour. Les plumes de David Levithan et John Green se mélangent merveilleusement bien ! Donc si vous avez envie de passer un agréable moment, je vous conseille cette lecture.


Avez-vous lu Will & Will ? Qu'en avez-vous pensé ?

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Ayant repris le chemin de l'école (pour ma dernière année, youpiii !), je vais avoir moins de temps à consacrer à la lecture pour le plaisir, à mon grand regret... Je vais avoir un certain nombre d'examens et de dossiers à rendre, dont le fameux mémoire (si vous saviez comme j'ai hâte !), alors le peu de temps libre que j'aurai sera consacré à la lecture d'ouvrages professionnels (c'est pour la bonne cause ;) !). Le blog va donc connaître une grande baisse d'activité, déjà qu'il n'était pas très actif. Mais je ne manquerai pas de faire un petit tour sur vos blogs de temps en temps, et peut-être d'écrire des chroniques s'il m'arrive de lire.

En attendant, je vous souhaite de bonnes lectures :) !