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Ce n'est pas toi que j'attendais, de Fabien Toulmé

3.12.15




244 pages

Genre : Autobiographie

Editions : Delcourt

Date de parution : 8 octobre 2014

Prix : 18,95 €

Note : 





Synopsis

« Comment ça ? Qu'est-ce qu'elles t'ont dit les infirmières ?
- Rien. On m'a dit qu'elle n'avait rien.
- Tu vois, alors, ne t'inquiète pas ! »

C'est l'histoire d'une rencontre. La rencontre d'un père et de sa petite fille, pas comme les autres. Pour Fabien, l'annonce de la trisomie de Julia, c'est le monde qui s'écroule. Comment faire face au handicap de son enfant ? Comment apprendre à l'aimer ? Entre colère, doute, moments de tristesse et bonheurs inattendus, l'auteur raconte le difficile chemin d'acceptation qui le mènera vers sa fille.
Une histoire d'amour, à la fois touchante et drôle, tendre et sincère, sur le thème universel de la différence.


Mon avis

L'histoire commence à partir du deuxième mois de grossesse de Patricia, la femme de Fabien Toulmé, et plus précisément, le jour fatidique de l'échographie. On retrouve un futur papa stressé et anxieux, ayant pour seul et unique désir que tout se passe bien pour son futur enfant. La grossesse suit son court, tout se passe bien. Fabien, sa femme Patricia et leur fille Louise, attendent le bébé avec grande impatience... Puis le jour de l'accouchement arrive.
Et là, tout va mal pour Fabien : les médecins lui annoncent que sa fille, Julia, est malade. Elle est atteinte du syndrome de Down. L'heureux papa va alors refuser de prendre sa fille dans ses bras, de la toucher. Juste la regarder, de loin.

Avec cette bande-dessinée, l'auteur nous parle de ses doutes, de ses questions concernant la parentalité lorsqu'un enfant en situation de handicap arrive dans une famille. Quelle est la prise en charge ? Comment s'occupe-t-on d'une petite fille ayant une trisomie 21 ? Peut-elle aller à l'école ? Pourra-t-elle travailler plus tard ? Avoir des enfants ?

Dans cette bande-dessinée, il est question d'acceptation de la différence, tout en douceur et avec un peu d'humour, de l'amour, de la famille. Nous assistons à des moments de peine, mais aussi à des moments de joie.

L'auteur va peu à peu apprendre à connaître et à découvrir sa fille. Et finalement, on assiste à la naissance d'une histoire d'amour entre un père et sa fille.

Du point de vue esthétique, les traits de dessin sont simples, mais sympathiques et agréables à regarder.
L'histoire est découpée en vingt chapitres, qui sont chacun colorés que d'une seule couleur, mais avec plusieurs nuances. Si je ne me trompe pas, il n'y a pas de lien entre l'histoire et les différentes couleurs. Mais en tout cas, j'ai trouvé l'idée originale.

En bref, c'est une très jolie histoire. Touchante, émouvante, et drôle par moment. Elle fait du bien, et, d'ailleurs, je vous conseille de lire cette bande-dessinée.


Avez-vous envie de lire cette BD ? Ou l'avez-vous déjà lue ?

Le Château de ma Mère, de Marcel Pagnol

23.8.15




217 pages

Genre : Autobiographie

Éditions : Editions de Fallois

Date de parution : juillet 2004 (première parution : 1958)

Prix : 6 €

Note : 






Synopsis

Le plus beau livre sur l'amitié enfantine : un matin de chasse dans les collines, Marcel rencontre le petit paysan, Lili des Bellons. Ses vacances et sa vie entière en seront illuminées.
Un an après La Gloire de mon Père, Marcel Pagnol pensait conclure ses Souvenirs d'enfance avec ce Château de ma Mère, deuxième volet de ce qu'il considérait comme un diptyque, s'achevant sur la scène célèbre du féroce gardien effrayant la timide Augustine. Le petit Marcel, après la tendresse familiale, a découvert l'amitié avec le merveilleux Lili, sans doute le plus attachant de ses personnages. Le livre se clôt sur un épilogue mélancolique, poignante élégie au temps qui a passé. Pagnol y fait vibrer les cordes d'une gravité à laquelle il a rarement habitué ses lecteurs.
« "Hé ! l'ami !"
Je vis un garçon de mon âge qui me regardait sévèrement. "Il ne faut pas toucher les pièges des autres, dit-il. Un piège, c'est sacré ! - Je n'allais pas le prendre, dis-je. Je voulais voir l'oiseau."
Il s'approcha : c'était un petit paysan. Il était brun, avec un fin visage provençal, des yeux noirs et de longs cils de fille. »


Mon avis

Dans ce deuxième opus des Souvenirs d'enfance de Marcel Pagnol, l'histoire reprend quelques jours après la fin du premier livre. Marcel et sa famille sont encore en vacances dans « La Villa », mais seulement pour quelques jours : le mois d'Octobre arrive à grands pas, avec la rentrée. Le départ se fait donc ressentir. Mais Marcel n'a pas du tout envie de quitter ses collines, et encore moins son nouvel ami Lili. A l'aide de ce dernier, Marcel décide de s'enfuir et de vivre comme un ermite, afin d'échapper au retour des vacances.
C'est un des passages que j'ai préféré dans ce tome. Marcel pense qu'il est tout à fait capable de vivre dans la nature, mais il se surestime. Lili le devine et tente de lui faire comprendre ce que c'est de vivre dans la nature. Marcel prend peur, mais ne voulant l'avouer et de peur de passer pour un lâche, il trouve une excuse pour retourner vivre avec sa famille.

La seconde partie du livre se déroule principalement sur le chemin des vacances qui les mène à « La Villa ». Marcel et sa famille vont rencontrer des nouveaux personnages, dont certains leur donneront une sacré peur.
Dans cette partie, j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs, que l'on avançait lentement dans le récit. Et puis dans les dernières pages, tout s'enchaîne. L'auteur nous raconte des éléments d'une façon très brève pour arriver au mot final, qui est, comme le précise le synopsis, mélancolique.

Malgré un bon début, j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire. J'ai eu le sentiment que cette lecture était assez longue, surtout lorsque l'auteur décrit les nombreux allers et retours sur le chemin des vacances. De plus, j'ai eu l'impression que ce deuxième tome contenait peu d’événements et de péripéties par rapport au premier. C'est donc, pour moi, une lecture en demi-teinte.


Retrouvez mon avis sur le premier tome, La Gloire de mon Père, en cliquant sur la couverture.

La Gloire de mon père, de Marcel Pagnol

11.8.15






217 pages

Genre : Autobiographie

Editions : Editions de Fallois

Date de parution : février 1990 (première parution : 1957)

Note : 






Synopsis

Marcel Pagnol raconte, en qualité de témoin, les personnages de son enfance et la vie dans la famille d'un instituteur d'Aubagne, qui va s'animer avec la location d'une bastide dans la garrigue de l'arrière-pays marseillais où ils vont passer les grandes vacances. Cette villa dont rêve Marcel depuis toujours, se nommera la Bastide neuve, il y passera les plus beaux jours de sa vie.

On y voit comment le petit Marcel parvient à épanouir peu à peu sa personnalité, celle d’un fils aîné de Provence, passionné par la lecture et les aventures dans les collines, partagé entre son amour exclusif pour la belle couturière, éternelle jeune fille incarnée par Augustine, qui sera une mère tendre et discrète, et l’admiration pour son père, Joseph le maître d’école, anticlérical et anti-alcoolique, mais profondément humain. Il ne deviendra complètement son héros qu’en lui prouvant qu’il aime autant que lui ses chères collines, glorifié par un exploit de chasse. L’enfant se débat entre ses rêves et les découvertes parfois angoissantes de la réalité du monde où il vit : les adultes peuvent aussi mentir...


Mon avis

J'ai toujours aimé regarder les films La Gloire de Mon Père et Le Château de Ma Mère, du réalisateur Yves Robert, et c'est avec plaisir que j'ai retrouvé des passages du premier film, et que j'en ai découvert d'autres, que je ne connaissais pas, comme celui de la fourmilière, qui m'a fait sourire.

La seule chose négative dans ce livre, c'est les quinze premières pages. Celles-ci m'ont parue très longues. En effet, l'auteur commence son histoire en nous présentant le contexte : où il est né, sa famille, ainsi que les professions de certains membres de la famille. Et c'est là que ça coince. Même s'il est important de mettre en place le contexte, j'ai trouvé que Marcel Pagnol s'attardait trop sur certaines personnes (que nous ne recroisons même pas dans la suite de l'histoire) et sur des professions. Pour moi, certains éléments sont de trop.

Malgré cela, j'ai apprécié de me replonger dans ce premier chapitre de l'enfance de Marcel Pagnol. C'est un garçon attachant, intelligent, plein de malice et très farceur. En bref, c'est une lecture agréable, avec laquelle j'ai passé un bon moment.


Bonne soirée :)

Vous voulez lire mon avis sur le deuxième tome ? Cliquez sur la couverture !