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La Passe-Miroir - tome 4 : La tempête des échos, de Christelle Dabos

10.8.22



566 pages

Genres : Fantasy, Young Adult

Editions : Gallimard

Collection : Jeunesse

Année d'édition : 2019

Prix : 19,90 €

Note : ★★★★★





Synopsis

Les effondrements se multiplient, de plus en plus impressionnants : Babel, le Pôle, Anima, aucune arche n'est épargnée. Pour éviter l'anéantissement total il faut trouver le responsable. Trouver l'Autre. Mais comment faire sans même savoir à quoi il ressemble ? Plus unis que jamais, Ophélie et Thorn s'engagent sur des chemins inconnus où les échos du passé et du présent les mèneront vers la clef de toutes les énigmes.


Mon avis

Je n'arrive pas à croire que j'ai terminé ma lecture de la saga La Passe-Miroir... Cela fait toujours bizarre de quitter un univers et surtout des personnages auxquels on s'est attaché. Mais quand il s'agit d'un gros coup de cœur, il y a comme un sentiment de nostalgie qui s'installe.

« Ophélie réalisait de tout son corps ce qu'il était devenu pour elle, ce qu'elle était devenue pour lui, et rien ne lui paraissait plus solide au monde. »

La tempête des échos est dans la continuité des tomes précédents, si ce n'est qu'il est encore plus complexe. D'ailleurs, si vous n'avez pas encore lu ce quatrième tome, je vous conseille de relire les tomes précédents juste avant, afin d'avoir les éléments importants en tête. Même les petits détails, en fait. En effet, Christelle Dabos a construit un univers si riche et complexe que des éléments mentionnés ou évoqués dans le premier tome prennent toute leur importance par la suite. Comme si tout était prévu depuis le début, sans que l'on s'en rende compte. Ce dernier opus offre une réponse à toutes les questions que l'on peut avoir depuis Les fiancés de l'hiver. Plusieurs mois après ma lecture, je me dis que je relirai à nouveau la saga, et surtout La tempête des échos car je suis sûre qu'une nouvelle lecture me permettra d'avoir un nouveau regard sur l'intrigue et m'apportera également de nouveaux éléments de compréhension. Autant vous dire que ce dernier tome nous fait un retournement de cerveau, ce qui prouve que l'écriture de l'autrice est magistrale et époustouflante.

« Non, plus personne ne l'attendait au Pôle et cela lui convenait.
Tant qu'il y aurait une personne qui l'attendrait ailleurs, cela lui conviendrait. »

En ce qui concerne les personnages, je ne trouve plus de mots pour décrire mon amour pour Ophélie et Thorn. J'aime ce couple, comment ils évoluent chacun de leur côté, ainsi que leur relation. Ils ne forment pas un couple ordinaire, ils sont parfois maladroits ensemble, ils s'apprivoisent. Ils sont terriblement touchants. Et que dire sur les personnages secondaires, ou même ceux qui semblent n'être que de passage ? Ils prennent tous une grande importance au fil des chapitres. Comme Victoire, la fille de Bérénilde. La fillette est comme une fenêtre ouverte sur ce qui se passe dans l'histoire, elle nous permet de comprendre certains éléments et événements de l'intrigue. Elle aide, même sans le vouloir, Ophélie et Thorn.

« Elle ferma les yeux. Respira. Se vida de toute attente, de tout désir, de toute peur. S'oublia, comme pour une lecture. La dernière d'entre toutes.
― Parce que nous sommes des passe-miroir.
Elle se plongea dans son reflet.

Un peu plus que cela, même. »

La tempête des échos regorge de tant de scènes grandioses, émouvantes, et éblouissantes. L'intrigue était pleine de suspens et cela rendait difficile le moment où il fallait poser le livre... La fin a brisé mon cœur et m'a beaucoup émue, mais elle laisse tout de même un très bel espoir. Il est facile de s'imaginer comment l'histoire peut continuer. Je trouve qu'un livre est toujours plus marquant quand l'auteur·ice bouscule un peu ses lecteur·ices en donnant une toute autre fin que celle qui était attendue. Et c'est très réussi dans le cas de La tempête des échos. Avec cette fin ouverte, chacun peut imaginer sa propre suite de l'histoire. Cela fait vivre l'œuvre, même lorsqu'elle est terminée. Dans mon cas, j'adore regarder des fanarts sur les différentes fin possibles, surtout quand il s'agit d'Ophélie et Thorn. Enfin voilà, c'est un nouveau coup de cœur pour La Passe-Miroir, qui est et restera, je pense, l'une de mes sagas préférées.


Retrouvez ma chronique du précédent tome, La mémoire de Babel, en cliquant ici !

King of Scars & , de Leigh Bardugo

13.7.22

Tome 1 : King of Scars




517 pages

Genres : Fantasy, Young Adult

Editions : Milan

Collection : Jeunesse

Année d'édition : 2019

Prix : 17,90 €

Note : 




Synopsis

SOLDAT. LÉGENDE. SOUVERAIN.
Nikolai est roi de Ravka. Surnommé l'Écorché, Nikolai est un héros de guerre. Charismatique et visionnaire, c'est sur lui que reposent les espoirs de son peuple. Pourtant le jeune homme cache un terrible secret. Une malédiction. Une menace pour son pays. Nikolai est un monstre.
COMBATTRE OU NOURRIR SES DÉMONS ?
Nikolai devra trouver la réponse à cette question, s'il veut sauver son royaume... et son âme.




Tome 2 : Le règne des Loups




581 pages

Genres : Fantasy, Young Adult

Editions : Milan

Collection : Jeunesse

Année d'édition : 2021

Prix : 18,90 €

Note : 



Synopsis

LE ROI DÉMON.
Ravka est encerclé d'ennemis et Nikolai a réveillé un fléau ancestral dévorant tout sur son passage. Et si pour sauver son royaume, le jeune monarque devait faire appel aux ténèbres qui sommeillent en lui ?

LA FILLE DES TEMPÊTES.
Zoya Nazyalensky, générale de la Seconde Armée, détient de nouveaux pouvoirs extraordinaires. Seront-ils suffisants pour faire d'elle l'arme dont son pays a désespérément besoin ?

LA REINE DES SANGLOTS.
Sous une fausse identité, Nina s'est infiltrée au plus près du pouvoir ennemi, en plein territoire fjerdan. Les motivations de l'espionne n'iraient-elles pas bien au-delà du simple patriotisme ?

UN ROI. UNE GÉNÉRALE. UNE ESPIONNE.
Trois destins capables de façonner l'avenir d'un pays. Ou d'en provoquer la chute.


⚠ Content/Trigger Warning : douleur, guerre, meurtre, mort, gore, racisme, sang, suicide, violence


Mon avis sur la saga


Après avoir adoré Grisha et eu un gros coup de cœur pour Six of Crows, il était évident que je continue ma découverte du Grishaverse avec la duologie King of Scars. Et sans surprise, je n'ai pas été déçue ! C'était un vrai plaisir de retrouver cet univers, ainsi que les personnages, dont certains étaient plutôt secondaires dans les deux sagas précédentes, comme Nikolai et Zoya.

« Chaque livre avait été pour lui une porte ouverte qui l'invitait en chuchotant : Viens, entre. Tu découvriras un monde que tu n'as jamais vu. Tu pourras te cacher ici quand tu as peur, jouer quand tu t'ennuies, te reposer quand le monde est injuste. »

Cette nouvelle histoire se déroule trois ans après la fin de Grisha (sachant qu'entre temps, il y a les évènements de Six of Crows) et elle se concentre essentiellement sur Nina, Zoya et Nikolai, dont les points de vue s'alternent avec quelques autres personnages. J'ai aimé retrouver ces protagonistes, notamment Nina et Nikolai que j'adore, et j'ai appris à mieux connaître certains, comme Zoya que je n'appréciais pas vraiment auparavant, et puis Hanne, nouveau personnage que j'ai apprécié dès le début ! Ces quatre là font partie de mes personnages préférés du Grishaverse, mais je dois avouer que Nikolai et Zoya sont en haut du classement. Leigh Bardugo a beaucoup de talent pour écrire et développer ses personnages. On pense les connaître suffisamment, et finalement, l'autrice nous révèle de nouvelles facettes de leur personnalité, de leur histoire... Et on les apprécie encore plus. ❤️

« La bataille commençait ici et maintenant, avec le refus catégorique de céder à la moindre parcelle de ses pensées à la terreur qui l'entraînait vers les ténèbres. Il ferait ce qu'il avait toujours fait, il irait de l'avant parce que l'espoir, à l'instar des racines du bois oublié, ne demandait qu'à s'épanouir. »

Comme pour Six of Crows, l'autrice a veillé à ce qu'il y ait de la diversité représentée par le biais des personnages. Nina est grosse, bisexuelle et anciennement dépendante à une drogue. En ce qui concerne Hanne, ce n'est pas précisé exactement, et bien qu'elle soit désignée par des pronoms féminins, il est possible qu'elle s'identifie comme une personne non binaire, ou genderqueer, ou genderfluid. Je ne crois pas que cela ait été confirmé par l'autrice, mais il est certain que Hanne n'est pas cis genre. Il y a également des relations saphiques. Et c'est très très chouette !

« La plupart d'entre nous parviennent à cacher leurs blessures et leurs souffrances. C'est ainsi que nous survivons jour après jour. Nous faisons semblant que la douleur n'est pas là, que nous sommes constitués de cicatrices et non pas de plaies. La ruche ne me permet pas le luxe de ce mensonge. Je ne peux plus continuer ainsi. Aucun de nous ne le peut. »  Elizaveta

Même si la duologie King of Scars n'est pas un coup de cœur comme l'a pu l'être Six of Crows, l'autrice a su développer et étendre avec brio le Grishaverse, qui s'étend jusqu'au royaume de Fjerda et le reinaume de Shu Han que l'on connaissait peu, voire même pas du tout. La plume de Leigh Bardugo est toujours aussi fluide et agréable à lire. Elle sait manier les mots pour rendre une histoire captivante, remplie de suspens, et riche en sensations et émotions ! ❤️ Cette nouvelle duologie offre une belle conclusion au Grishaverse, même si les dernières lignes peuvent laisser penser que l'historie pourrait continuer... (Je ne suis pas contre ! 😄)

La Passe-Miroir, tome 3 : La mémoire de Babel, de Christelle Dabos

19.1.22



483 pages

Genres : Fantasy, Young Adult

Editions : Gallimard

Collection : Jeunesse

Année d'édition : 2017

Prix : 19,90 €

Note : ★★★★★




Synopsis

Deux ans et sept mois qu'Ophélie se morfond sur son arche d'Anima. Aujourd'hui, il lui faut agir, exploiter ce qu'elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d'informations divulguées par Dieu. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d'adversaires toujours plus redoutables ? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn ?

Mon avis

Qu'est-ce qu'il est difficile de parler d'un troisième tome d'une saga qui est un coup de cœur depuis le début... J'ai l'impression de manquer de mots, de ne pas trouver les mots justes, ou même de me répéter à chaque chronique... Mais qu'importe, car ce qui est sûr, c'est que La mémoire de Babel était une merveilleuse lecture, ce qui fait d'elle un coup de cœur, tout comme les tomes précédents de la saga.

« Elle avait peur de le déconcentrer. Elle avait peur tout court. Peur de ce qui se passerait ici quand, enfin, ils pourraient l'un et l'autre laisser libre cours à leurs véritables émotions.
Elle avait peur, oui, mais elle n'aurait voulu être nulle part ailleurs. »

Même si l'ambiance du Pôle, Berenilde et la tante Roseline me manquent, j'ai beaucoup aimé découvrir une nouvelle arche, une nouvelle société avec des mœurs différentes, ainsi que des nouveaux personnages intrigants, intéressants à suivre et charismatiques. La plume de Christelle Dabos est toujours aussi riche et merveilleuse. Elle arrive à garder une continuité au fil de l'histoire malgré les complexités de l'univers. Il y a des révélations, de l'action, et de nouveaux mystères s'ajoutent à ceux qui nous posent déjà question...  C'est fantastique et addictif. Et que dire de la fin qui est intense et si touchante !

« Elle écouta attentivement le flux et le reflux de sa respiration. Elle écouta attentivement toutes ses pensées, même les plus anodines. Elle écoute attentivement le silence de l'isoloir qui, peu à peu, devenait le sien. Le temps s'estompa.
Elle s'oublia pour mieux se souvenir. »

Concernant les personnages principaux, à savoir Ophélie et Thorn, je n'ai que d'amour pour eux. Ils forment un duo formidable et j'adore les voir évoluer que ce soit individuellement ou en couple. L'évolution d'Ophélie est d'ailleurs impressionnante. Elle grandit et devient plus aventureuse, plus déterminée et sait garder une constance face à des personnages plus imposant et caractériel. Et la voir tomber amoureuse petit à petit, ainsi que se dévoiler à Thorn est si beau et si touchant. ❤ Les passages entre eux deux ont fait battre mon cœur plus fort et l'ont rendu tout chamallow.

« Toute la nervosité d'Ophélie disparut aussitôt. Elle se débarrassa de ses gants comme d'une ancienne mue. Les coups durs avaient abîmé Thorn et les dégâts étaient plus considérables au-dedans qu'au-dehors. Elle se fit la promesse de le protéger de tous ceux qui pourraient l'écorcher davantage, à commencer par elle. »

Encore une fois, Christelle Dabos a su me convaincre que La Passe-Miroir est une de mes sagas préférées en écrivant La mémoire de Babel, une suite merveilleuse et addictive, riche en émotions et en mystères.


Ma chronique du second tome Les disparus du Clairdelune est disponible ici !

La Passe-Miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune, de Christelle Dabos

5.9.21



551 pages

Genres : Fantasy, Young Adult

Editions : Gallimard

Collection : Jeunesse

Année d'édition : 2015

Prix : 19,90 €

Note : ★★★★★




Synopsis

Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l'entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d'une redoutable vérité.


Mon avis

Après avoir relu en début d'année Les fiancés de l'hiver, premier tome de la saga La Passe-Miroir, je me suis enfin lancée dans ce second tome. Les disparus du Clairdelune est, il me semble, un des tomes les plus appréciés de la saga tant il reçoit d'excellents avis. J'avais donc de très grandes attentes concernant ce livre (et un petit peu la pression aussi, je l'avoue). Mais je ne suis absolument pas déçue de cette lecture qui est un gros coup de cœur !

J'avais déjà eu un coup de cœur en lisant Les fiancés de l'hiver, et je trouve que Christelle Dabos s'est surpassée avec cette suite ! L'univers, les personnages, l'intrigue... Tout est si bien écrit et développé ! Une fois ma lecture commencée, j'avais un peu de mal à la relâcher. Tout ce que je souhaitais, c'était obtenir des réponses et rester avec les personnages. D'ailleurs, parlons de ces derniers...

« Si Ophélie avait retenu une chose dans la vie, c'était que les erreurs étaient indispensables pour se construire. »

J'ai adoré le personnage d'Ophélie dès le premier tome. Sa personnalité, son courage, sa ténacité... Tout m'a plu chez elle, et il en est de même dans ce second tome. En ce qui concerne Thorn, plus j'avance dans l'histoire, et plus je l'apprécie. L'adore, même. Il parait si antipathique et froid au premier abord... Mais il se révèle être un personnage surprenant et extraordinaire au fil des chapitres. Archibald, quant à lui, est très sympathique, mais il me semble pourtant si loin et difficile à cerner. J'aimerais beaucoup en apprendre plus sur lui car il est très intéressant à suivre.

« Mais plus que tout, aidez Thorn, l'implora Berenilde avec une soudaine fêlure dans la voix. Ce garçon me donne bien du souci, j'ai parfois l'impression que je ne le connais pas tout à fait. J'ignore ce qu'il a dans la tête, mais pour le reste, faites-moi confiance, je le devine mieux que lui-même. C'est de votre cœur qu'il a réellement besoin, pas de vos mains. »

Dans ce nouveau tome, Ophélie se retrouve, malgré-elle, prise au piège dans les jeux et faux-semblants du Clairdelune. En enquêtant sur les inquiétantes disparitions, elle va apprendre que tout n'est que complot, manipulation, et bien pire encore... Les disparus du Clairdelune est un second tome époustouflant, addictif, riche en émotions, rempli de mystères et de révélations plus que surprenantes. Bref, c'est un nouveau coup de coeur pour cette saga qui, je le crois bien, est déjà en très bonne place dans mon top 5 de sagas préférées de tous les temps. 💛

« Elle regarda bien en face son visage déterminé sous les égratignures et les ecchymoses, enfin prête à affronter cette vérité qu'elle n'avait pas voulu avoir.
Ce n'était pas Thorn qui avait besoin d'elle. C'était elle qui avait besoin de Thorn. »

Retrouvez ma chronique du premier tome Les fiancés de l'hiver en cliquant ici !

Six of Crows, de Leigh Bardugo

30.6.21

Tome 1 : Six of Crows




559 pages

Genres : Fantasy, Young Adult

Editions : Le livre de Poche

Collection : Jeunesse

Année d'édition : 2017

Prix : 7,90 €

Note : 




Synopsis

Les bas-fonds de Ketterdam s'organisent en gangs rivaux. L'homme le plus ambitieux et le plus jeune de la pègre est Kaz Brekker : aussi brillant que mystérieux, aussi charismatique que dangereux, et surtout, connu pour être un voleur hors pair. Prêt à tout pour de l'argent, il accepte la mission du riche marchand Van Eck : délivrer un savant du palais de Glace, réputé imprenable. Ce prisonnier est l'inventeur du jurda parem, une drogue multipliant sans limite les pouvoirs surnaturels de la caste des magiciens : les Grishas. Une drogue qui, tombée dans les mauvaises mains, risque d'engendrer un chaos irréversible.




Tome 2 : La cité corrompue




650 pages

Genres : Fantasy, Young Adult

Editions : Le livre de Poche

Collection : Jeunesse

Année d'édition : Novembre 2018

Prix : 7,90 €

Note : 




Synopsis

Revenus diminués du palais de Glace, Kaz, Inej, Nina, Matthias, Jesper et Wylan doivent de nouveau se battre pour leur survie. Ils sont doublés par Jan Van Eck, trahis par les leurs, pourchassés par tous les gangs du Barrel, et se retrouvent sans ressources ni alliés. Ketterdam devient alors le théâtre de leur plan le plus ambitieux : prises d'otages, spéculations, cambriolages, enchères truquées et menaces en tout genre... Pour Kaz et son gang, la liberté a un prix et elle pourrait bien leur coûter la vie.


⚠ Content/Trigger Warning : abus sexuels et esclavage (dans une maison close notamment), dépendance (jeu d'argent et drogue), génocide, meurtre et tentative de meurtre, mort et description de cadavres, perte d'un être cher, sang, torture, trafic d'enfants, troubles de stress post-traumatique, violence (très explicite).



Mon avis sur la saga


Après vous avoir parlé de Grisha la semaine dernière, il est temps pour moi de vous donner mon avis sur la saga Six of Crows, que j'ai lu directement après avoir terminé Grisha. Si j'avais eu un coup de cœur pour les premier et dernier tomes de cette première saga, en ce qui concerne Six of Crows, il s'agit là d'un gros, d'un très gros, d'un énorme coup de cœur ! 🖤🖤

Cette fois-ci, on oublie les codes très répandus de la fantasy young adult comme l'histoire très manichéenne de Grisha. Ici, les personnages principaux sont tous des anti-héros et anti-héroïnes avec une morale plus ou moins douteuse, cela varie en fonction de la personnalité de chacun. Qu'en est-il de la guerre contre le vilain méchant ? Il n'y en a pas, du moins à proprement parler. Les Dregs, le nom du gang dont le lieutenant n'est autre que Kaz Brekker, sont dans une rivalité constante avec les autres gangs du Barrel, mais aussi avec le Conseil des marchands qui gouverne la ville de Ketterdam.

«  Je suis un homme d'affaires, lui avait-il expliqué. Ni plus, ni moins.
 T'es un voleur, Kaz.
 N'est-ce pas exactement ce que je viens de dire ? »

Dans cette nouvelle saga, l'histoire et l'univers sont encore mieux construits et plus développés que dans Grisha. L'ambiance est plus sombre, le rythme est plus intense. Ketterdam est une ville que vous ne choisiriez pas comme destination touristique, croyez-moi. Certains passages peuvent être difficiles à lire tant l'ambiance peut être macabre ou violente. (voir les CW/TW ci-dessus)

«  Quel est le moyen le plus facile de voler son portefeuille à un homme ?
 Un couteau sous la gorge ? répondit Inej.
 Un pistolet dans le dos ? proposa Jesper.
 Du poison dans son verre ? suggéra Nina.
 Vous êtes monstrueux, s'indigna Matthias. »

A l'aide de sa plume fluide et très aiguisée, Leigh Bardugo a créé une intrigue complexe mais captivante, très prenante et remplie de suspens et de rebondissements. Les chapitres alternent entre les points de vue des personnages principaux : Kaz, Inej, Jesper, Wylan, Nina et Matthias. Les Crows. Avec ces différents points de vue internes, on prend connaissance de leurs pensées, de ce qu'ils savent. Mais ce que l'autrice se cache bien de nous révéler, c'est la plupart des plans et coups montés de Kaz. Ce génie. Il manigance, il spécule, il fomente différents plans... Il va en révéler quelques-uns, mais pour ce qui est du reste, on les découvre au dernier moment. Les Crows sont dans une impasse, tu te dis que tout est fini pour eux... ET BIM ! Ils s'en sortent grâce à Kaz qui a un toujours un coup d'avance sur les autres. De quoi retourner le cerveau et ne plus avoir envie de s'arrêter de lire. Ces deux tomes sont des page turner !

« C'était devenu son cachet. Tout chez lui était cassé. Rien ne s'était jamais rétabli et pourtant il n'en était que plus fort. La canne faisait partie du mythe qu'il s'était construit. Personne ne savait qui il était, personne ne savait d'où il venait. Il était Kaz Brekker, l'infirme, l'escroc, l'ordure du Barrel. »

Un autre point fort de la saga, et pas des moindres, c'est la forte représentation de diversité par le biais des Crows. Inej et Jesper sont racisés, Kaz souffre de troubles de stress post-traumatique, il a un handicap et se déplace avec une canne. D'ailleurs, dans les remerciements, l'autrice a confié qu'elle a également un handicap car elle est atteinte d'une maladie dégénérative : l'ostéonécrose. Ayant des douleurs arthrosiques qui peuvent être handicapantes, cela m'a fait du bien de pouvoir m'identifier à un personnage en situation de handicap, qui peut avoir du mal à se déplacer. (De mémoire, c'est la première fois que cela m'arrive de lire un livre avec un personnage handi.) Inej, tout comme Kaz, souffre de troubles de stress post-traumatique. Jesper est noir, bisexuel et dépendant aux jeux d'argent. Wylan est homosexuel et illettré, et Nina est grosse et dépendante à une drogue. (J'ai un doute, mais il ne me semble pas que Matthias représente une diversité. Si je me trompe, n'hésitez pas à me le dire, je corrigerai cela !)

« Je serais venu te libérer, assura-t-il, et il le répéta en voyant le regard dubitatif de la jeune fille. Je serais venu et si je n'avais pas pas pu marcher, j'aurais rampé pour toi. »  Kaz

Les Crows sont parfaits, à une nuance près. C'est un groupe très soudé, qui se chamaille très souvent comme peuvent le faire des enfants. La manière dont ils sont écrits, développés, l'histoire de chacun... D'une profondeur merveilleuse. Impossible de rester de marbre face à eux. Leur comportement n'est pas toujours exemplaire, ils sont à la fois terribles, sublimes et touchants. J'ai du mal à trouver les mots pour décrire mon ressenti les concernant, mais ils m'ont marquée et je me suis beaucoup attachée à eux. Et puis les ships Kanej, Helnik et Wesper. Blblblblbblblblblb. 😭❤ (Oui je sais, très constructif.)

« — Pas de sanglots, ponctua Nina, sombre.
Pas de sanglots, pas de tombeaux. Une autre façon de souhaiter bonne chance. Mais c'était plus que ça. Un rappel cynique que des gens comme eux n'avaient pas droit à des funérailles onéreuses, à des stèles en marbre avec leurs noms gravés dessus, à des couronnes de myrtes et de roses. »

Vous l'aurez compris, j'ai énormément aimé et eu un gros coup de cœur pour Six of Crows ! Cette saga m'a coupé le souffle. C'est une histoire incroyable, terminée dans les larmes et en position latérale de sécurité. Mais je suis heureuse d'avoir lu cette merveille, cette pépite. Les mots de Leigh Bardugo m'ont transportée, m'ont marquée, m'ont touchée. Les deux tomes ont des post-it toutes les dix pages. Bref, si vous ne connaissez pas cette saga, je vous la recommande chaudement !

« Les corbeaux se souviennent des visages humains. Ils n'oublient pas ceux qui les ont nourris, qui se sont montrés bons avec eux. Pas plus que ceux qui leur ont fait du mal. »  Kaz

Grisha, de Leigh Bardugo

23.6.21

Tome 1 : Les orphelins du royaume



338 pages

Genres : Fantasy, Romance, Young Adult

Editions : Le livre de Poche

Collection : Jeunesse

Année d'édition : 2020

Prix : 6,90 €

Note : 




Synopsis

OMBRE. GUERRE. CHAOS.
Un royaume envahi par les ténèbres. Une élite magique qui se bat sans relâche contre ce mal. Des citoyens envoyés en pâture aux créatures qui peuplent le Shadow Fold. Parmi eux : Alina Starkov.
ESPOIR. DESTINÉE. RENOUVEAU.
L'avenir de tous repose sur les épaules d'une orpheline qui ignore tout de son pouvoir. L'Invocatrice de lumière.



Tome 2 : Le dragon de glace




430 pages

Genres : Fantasy,  Romance, Young Adult

Editions : Le livre de Poche

Collection : Jeunesse

Année d'édition : Juin 2020

Prix : 7,90 €

Note : 




Synopsis

DÉVOTION. REMORDS. MARTYR.
Un pays déchiré par la guerre civile. Une jeune femme, rongée par ses propres pouvoirs. Un corsaire flamboyant et mystérieux. Un soldat renégat, en proie aux doutes. Une menace grandissante. Un danger imminent.
RÉSISTANCE. POUVOIR. SACRIFICE.
Pour s'opposer au Darkling, Alina devra explorer ses propres ténèbres. Au risque d'y perdre sa lumière.



Tome 3 : L'oiseau de feu




381 pages

Genres : Fantasy, Romance, Young Adult

Editions : Le livre de Poche

Collection : Jeunesse

Année d'édition : Novembre 2020

Prix : 6,90 €

Note : 




Synopsis

IMPOSTURE. MANIPULATION. TRAQUE.
Un royaume au bord du chaos. Un tyran sur un trône d'ombre. Une sainte sans pouvoirs. Sans alliés. Sans armée. Le combat final de la lumière contre les ténèbres.
LOYAUTÉ. AMOUR. RENAISSANCE.
Le salut de Ravka mérite-t-il tous les sacrifices ? Seule l'Invocatrice de lumière en décidera.


⚠ Content/Trigger Warning : abus, blessures physiques et cadavres, décès d'un ami ou de la famille, génocide, guerre, idées suicidaires, meurtre et tentative de meurtre, mort d'animaux, tentative de viol/viol, violence.



Mon avis sur la saga


Je doute avoir besoin de vous présenter la saga Grisha... Qui n'en a jamais entendu parler ? Que ce soit au moment de sa parution en France ou bien avec l'arrivée de la série sur Netflix, tout le monde a entendu parler du Grishaverse, livres lus ou non. Pour ma part, je me suis réellement intéressée aux livres avec l'annonce de la série Shadow & Bone (et de Ben Barnes. J'ai une légère obsession pour lui, je l'avoue. 😍) Je n'en attendais pas grand chose mais j'ai été agréablement surprise, et ce, dès le premier tome !

Cette saga reprend des codes très répandus de la fantasy young adult, tels que le récit manichéen et donc une guerre contre le vilain méchant, une élue avec des pouvoirs, ou encore une romance et un triangle amoureux. D'ailleurs en prenant du recul, cette romance, qui prend une grande place dans l'histoire, est assez mièvre mais sur le moment, j'ai bien apprécié car je trouvais la relation des personnages belle et touchante.

« Je vous ai attendue très longtemps, Alina. Vous et moi allons changer le monde. » - Le Darkling

Malgré ces codes vus et revus, j'ai beaucoup aimé cette saga qui a un univers et une intrigue très intéressants et captivants. Je me suis laissée emporter et surprendre par la plume et le récit de Leigh Bardugo. L'univers est richement construit et bien développé. Il y a toute une organisation géopolitique, des pays, notamment Ravka, dévorés par la guerre, deux armées différentes dont l'une uniquement constituée de Grishas, avec les différents ordres et les pouvoirs. De plus, l'autrice s'est inspirée de pays de l'est, ainsi que de langues comme le russe et le mongol pour construire son récit. Cela se ressent beaucoup lorsque l'on voit les noms des villes, les noms de famille, des expressions, ou encore la religion pratiquée à Ravka.

« Quel genre de vie pensiez-vous vivre avec lui, Alina ? C'est un otkazat'sya. Il ne comprendra jamais rien à votre pouvoir. Et s'il y parvenait, il serait effrayé. Les gens comme vous et moi ne peuvent vivre une existence ordinaire. » - Le Darkling

En ce qui concerne les personnages, ils sont sympathiques et intéressants à suivre mais ma préférence va aux personnages secondaires tels que Nikolaï (mon chouchou, qu'il me tarde de retrouver dans King of Scars !), Baghra ou Genya. Ces derniers m'ont encore plus touchée qu'Alina et Mal. Leur histoire et leur passé sont très intéressants et m'ont beaucoup marquée. Pour ce qui est du Darkling, je suis partagée entre l'amour et la haine haha. (Oui bon j'exagère un peu. 😂) De plus, certains personnages font partie de la communauté LGBTQ+ et/ou sont racisés, notamment à partir du second tome. Cela reste tout de même léger étant donné que cela ne concerne pas les personnages principaux, mais c'est tout de même important de le préciser.

« Na razrusha'yaE'ya razrushost.
Je ne suis pas détruite. Je suis la destruction. » - Genya

Pour conclure, Grisha est une saga qui m'a énormément plu ! Je regrette seulement qu'il n'y ait pas eu autant d'actions (elles se concentrent principalement dans le troisième tome), notamment dans le second tome dont l'intrigue est plus légère et lente, mais malgré cela, les premier et dernier tomes sont des coups de cœur ! Si ce n'est pas encore fait, je vous recommande fortement de découvrir cette saga !

Shades of London - book 3 : The Shadow Cabinet, de Maureen Johnson

27.5.20



376 pages

Genres : Fantastique, Thriller, Young Adult

Editions : Penguin

Collection : Speak

Année de parution : 2015

Prix : 10,54 €

Note : ★★★☆☆




Synopsis

Rory's classmate Charlotte has been kidnapped by a nefarious organization. Evidence of a forty-year-old cult, ten missing teenagers, and a likely mass murder all indicate that Charlotte's in danger. And Rory and her friends suspect that something much bigger and much more terrible is coming. Time is running out as Rory fights to find her friends and the ghost squad stuggles to stop the organization from unleashing a spectral nightmare ont the entire city. In the process, they'll discover the existence of an organization that underpins London itself - and Rory will learn that someone she trusts has been keeping a tremendous secret...


Mon avis

Ça y est, je l'ai fait ! Plusieurs mois après avoir commencé cette lecture, je viens enfin de la terminer ! Est-ce que je suis fière de moi ? Bien sûr ! 💪🏼 Il faut dire qu'au départ, c'était un peu mal parti... Pour vous expliquer, j'avais lu les deux premiers tomes en français, mais comme ce troisième et dernier tome n'était plus disponible en français, la VO était la seule solution pour connaître le fin mot de l'histoire. Au début de ma lecture, j'ai eu besoin d'un temps d'adaptation à la plume de l'autrice. Tout d'abord parce que cela faisait un moment que je n'avais pas lu de livre en anglais, mais aussi parce que le fait de lire une saga d'abord en français puis en anglais m'a donné l'impression de lire une histoire différente. J'essayais de lire un chapitre par jour, mais je lisais lentement, j'avais du mal à avancer et donc l'impression de ne rien lire. Du coup, pour compenser ce « manque », je lisais un livre en français en parallèle, histoire d'alterner et de ne pas me dégoûter de ma lecture. Mais ça ne m'aidait pas vraiment à avancer car j'étais beaucoup plus captivée par ma lecture en français. 😆 Enfin, ce qui me ralentissait pas mal, c'est que je butais sur certains mots et comme j'aime bien comprendre ce que je lis, je regardais la traduction. Je sais qu'il ne faut pas le faire pour chaque mot, que l'important c'est de comprendre le sens de la phrase, mais c'est plus fort que moi. 😅

Mais il y a quelques semaines, j'ai eu comme un déclic. Alors que j'avais lu la moitié du roman, j'ai eu l'impression que la lecture était plus aisée, plus fluide. Je n'avais quasiment plus besoin de regarder la traduction de certains mots, je lisais donc plus vite. Grâce à cela, j'ai eu plus de facilité à rentrer dans l'histoire et j'ai retrouvé ce que j'avais apprécié dans les deux premiers tomes, c'est-à-dire Rory, le personnage principal, et son humour un peu décalé, ses amis et l'équipe qu'ils forment, le suspens et l'ambiance un peu angoissante. J'étais contente de retourner dans les rues de Londres où règne cette ambiance un peu creepy et mystérieuse.

Pourtant, après avoir terminé cette saga, je dois dire que je reste un peu sur ma faim. The Shadow Cabinet se termine avec une fin ouverte et d'habitude, je n'ai pas de difficulté avec ça mais ici, cela me donne l'impression que l'histoire n'est pas terminée et qu'il y aurait pu avoir un quatrième tome. Car même s'il y a des réponses à toutes mes questions, je me dis que l'autrice aurait pu approfondir un peu plus, afin d'étendre son univers. Malgré tout, j'ai passé un bon moment avec cette saga. C'est une histoire originale où se mêle enquête policière et fantastique. Je termine juste la saga sur une note moins enthousiaste.


Retrouvez ma chronique du tome précédant en cliquant ici !

Tous nos jours parfaits, de Jennifer Niven

18.3.20



422 pages

Genres : Contemporain, Young Adult

Editions : Gallimard

Collection : Pôle fiction

Année d'édition : 2017

Prix : 7,75 €

Note : 




Synopsis

Un matin, sur le toit du lycée. Finch sauve Violet. A moins que ce soit Violet qui sauve Finch ? Instable et excentrique, fasciné par la mort, il s'est toujours senti différent des autres. Violet, de son côté, avait tout pour elle ; mais un drame lui a fait perdre pied et elle s'est isolée, submergée par la culpabilité. Retrouveront-ils, ensemble, le goût de vivre ?


Mon avis

Tous nos jours parfaits est un livre dont j'entendais parler depuis un moment sur la blogosphère. J'étais intriguée par cette histoire qui semblait toucher un certain nombre de personnes, mais j'appréhendais également de lire ce livre, dans lequel il est question de suicide... Et puis Cha' m'a offert ce livre à Noël dernier. Je me suis donc lancée et je ne regrette pas le moins du monde ! Merci à toi Cha' de m'avoir permis de découvrir une histoire si touchante, ce coup de cœur.

« J'ai toujours été différent, mais pour moi, la différence, c'est la normalité. »

Dans Tous nos jours parfaits, nous rencontrons Violet et Finch, deux adolescents abîmés par la vie. Au premier abord, ils ne semblent rien avoir en commun. Violet cherche même à éviter Finch. Mais un devoir à rendre va les rapprocher, ils vont s'attacher l'un à l'autre et découvrir que malgré les événements, la vie vaut la peine d'être vécue. Cette histoire bouleversante m'a beaucoup touchée, tant par les mots de l'autrice que par ces personnages attachants, que j'ai trouvés très bien écrits.

« J'ai appris qu'il y avait du bon dans ce monde, si on prend la peine de bien chercher. J'ai appris que tous les êtres humains ne sont pas forcément décevants, moi y compris, et j'ai appris qu'un tas de terre de trois cent quatre-vingt-sept mètres peut sembler plus haut qu'un clocher quand on s'y perche avec la bonne personne. »

Dès les premiers chapitres, j'ai commencé à avoir une petite idée de la fin. Cela aurait été trop beau pour être vrai dans le cas contraire... Mais pourtant, cela ne m'a pas empêchée d'être secouée par cette fin. La plume de Jennifer Niven est si marquante et percutante. C'est si triste et si beau à la fois. On ne ressort pas indemne de cette lecture.

« Je connais assez la vie pour savoir qu'on ne peut pas compter sur les choses pour demeurer telles qu'elles sont, ou rester à portée de main, même si on ne souhaite que ça. On ne peut pas empêcher les gens de mourir. On ne peut pas les empêcher de partir. On ne peut pas s'empêcher soi-même de partir non plus. »

J'aimerais vous recommander de lire cette histoire, mais avant, je tenais absolument à vous informer qu'il est question de santé mentale, du suicide, du deuil et de la mort. Et que si vous êtes sensibles ou concernés par ces sujets, faites attention à vous et prenez soin de vous lors de cette lecture.

« Et si la vie pouvait être ainsi ? Que du bonheur, jamais d'horreur, pas même de moments légèrement désagréables. Si on pouvait tout simplement ôter le mauvais et ne garder que le bon ? C'est ce que je voudrais faire avec Violet — ne lui donner que le bien, écarter le mal pour qu'il n'y ait plus que du bon autour de nous. »

L'arrache-mots, de Judith Bouilloc

4.3.20




295 pages

Genres : Fantasy, Young adult

Editions : Hachette

Date de parution : 2 Mai 2019

Prix : 15,90 €

Note : 





Synopsis

La jeune Iliade a un don merveilleux : le pouvoir de donner vie aux mots et aux histoires. Ce don fait d'elle la bibliothécaire le plus célèbre de tout le royaume d'Esmérie.
Le matin où elle reçoit une demande en mariage presque anonyme, elle n'est sûre que d'une choses : son prétendant est un membre de la famille royale.
Iliade décide de se rendre dans la capitale pour en savoir plus sur cette mystérieuse proposition. Là-bas, elle découvre les fastes de la cour... et le froideur de son fiancé. Surtout, elle se retrouve propulsée au cœur d'intrigues et de complots auxquels rien ne la préparait...


Mon avis

Reçu dans la box Mille et un livres de Mai 2019, L'arrache-mots me tentait tout d'abord, et je ne vais pas vous le cacher, avec sa magnifique couverture et ses dorures. Difficile de s'en rendre compte avec une image, mais ce livre brille de partout ! 😍 Mais bien sûr, il n'y a pas que la couverture qui me donnait envie de découvrir cette histoire intrigante. Il y avait également le résumé et le fait que Judith Bouilloc se soit inspirée de La Passe-Miroir pour écrire ce roman. Un roman inspiré d'un autre peut faire peur, mais ce ne fut pas mon cas pour celui-ci. J'ai donc pu profiter à fond de cette histoire que j'ai beaucoup appréciée !

L'arrache-mots est une ode à la lecture, aux livres et notamment à la littérature classique telle que les œuvres de Racine, Jean de La Fontaine et Baudelaire. Au fil des chapitres, des citations de ces œuvres sont incluses dans le récit, afin d'accompagner l'histoire d'Iliade, et cela est fait d'une manière très cohérente. L'autrice a dû faire de nombreuses recherches afin de trouver la bonne citation pour tel moment donné. J'ai trouvé que cela ajoutait un petit quelque chose au récit, qui est harmonieux et fluide. Et pour continuer sur le thème des livres, le don d'Iliade m'a beaucoup plu. En même temps, qui ne reverrait pas de donner vie aux mots présents dans les livres ?

« Iliade pensait que la littérature était le plus puissant des boucliers, ce qui ne l’empêchait pas de trébucher sur les pavés ou de percuter les promeneurs parce qu’elle déambulât le nez dans les bouquins. Iliade était du genre à lire des poèmes de Joachim du Bellay dans la rue et à coudre des poches dans ses jupons pour y planquer des romans d’aventures. La nuit, elle continuait d'abîmer ses yeux myopes sur des caractères minuscules. À l’aube, le visage flétri de fatigue, elle se levait pour retrouver d’autres livres ; ceux de la bibliothèque de Pergame. »

Comme je l'ai mentionné au début de ma chronique, l'autrice s'est inspirée de La Passe-Miroir pour écrire L'arrache-mots. De ce fait, il est facile de penser à Ophélie et Thorn quand Iliade se rend à la capitale afin de rencontrer son mystérieux prétendant. Certes, l'intrigue et les personnages de ces deux histoires ont quelques points en commun, mais à mes yeux, ce n'est pas un point négatif et cela n'empêche en rien d'apprécier le roman, loin de là. Judith Bouilloc s'est inspirée d'une histoire pour en créer une autre. Au fil des chapitres, l'univers se démarque de celui créé par Christelle Dabos.

« Elle collectionna les mots insolites. Les vocables trop longs ou passés de mode, elle les humait sur leur page engourdie comme s’il s’agissait de fleurs rares, comme si les mots avaient une odeur. Puis elle les prononçait avec délice, rien que pour les arracher à leur sommeil. Ils claquaient à son oreille et se mouvaient dans l’air avec une grâce désuète.
Elle recueillait les signes de ponctuation dans le creux de sa main, les virgules et les points, grains de beauté de la phrase, miettes répandues fugacement dans l’atmosphère.
Elle recueillait les signes de ponctuation dans le creux de sa main, les virgules et les points, grains de beauté de la phrase, miettes répandues fugacement dans l’atmosphère. »

J'ai tout de suite accroché à l'histoire d'Iliade et à cet univers bien construit, même si j'aurais bien aimé qu'il soit plus approfondi, tout comme le caractère des personnages. Comme le livre se lit très rapidement, j'ai l'impression d'avoir à peine eu le temps d'apprendre à connaître Iliade et ses proches. Donc je n'aurais pas dit non à quelques chapitres en plus. Mais cela ne change pas le fait que c'est un chouette livre, dont l'histoire et la romance sont convaincantes, malgré une fin prévisible. La plume de Judith Bouilloc est très agréable à lire. Le récit est addictif. J'avais donc du mal à m'arrêter de lire. Et lorsque je ne lisais pas (parce qu'il faut bien travailler pour gagner des sous afin d'acheter d'autres livres), je ne pensais qu'à rentrer chez moi pour continuer ma lecture. Bref, je vous recommande ce livre !

Falalalala, d'Emilie Chazerand

29.1.20



412 pages

Genres : Contemporain, Young Adult

Editions : Sarbacane

Collection : Exprim'

Date de parution : 2 Octobre 2019

Prix : 18 €

Note : 




Synopsis

Chez les Tannenbaum, on est petit.
Trois générations d'achondroplases, soit sept naines, gèrent Tannenland, le paradis des êtres miniatures. Deuxième curiosité alsacienne après la cathédrale de Strasbourg, cette famille n'a rien d'ordinaire.
Sauf peut-être Richard, 19 ans, le seul garçon de la tribu. Le seul grand, aussi...


Mon avis

Au premier abord, je ne m'attendais pas à autant aimer Falalalala. En effet, c'était le premier roman d'Emilie Chazerand que je lisais, donc je ne savais pas du tout à quoi m'attendre concernant son style d'écriture, même si j'avais entendu beaucoup de bien concernant un de ses livres : La fourmi rouge. Finalement, ce fut une agréable surprise, très chouette même, puisque c'est un coup de cœur. Première lecture de l'année et premier coup de cœur ! C'est une jolie manière de commencer l'année, non ?

Falalalala raconte l'histoire d'une famille unique. Une famille farfelue et hilarante, qui a la main sur le cœur, se serre les coudes et s'aime profondément, malgré les nombreux moments où les membres de cette famille se cherchent des poux et se traitent de tous les noms en Alsacien, tels que nüdla (nouille), fatsàck (sac de graisse) ou encore àrschloch (trou du cul). (Grâce à cela, j'ai enrichi mon vocabulaire, comprenez d'insultes, que mon beau-frère alsacien avait commencé à me faire découvrir alors que je n'avais que 10 ans. Ma famille n'a qu'à bien se tenir. 👌🏻😂) Bref, pour en revenir à la famille Tannenbaum, je l'ai adorée. Je me suis attachée à chacun de ses membres hauts en couleur, qui sont tous différents les uns des autres. Chaque personnage a son trait de caractère, sa personnalité bien à lui. Mais je dois avouer que j'ai une petite préférence pour Richard, Ludovika, Herta et Fritzi.

« Ludovika, elle avale des tas de bouquins. Pièces de théâtre, essais, nouvelles, elle a tout le temps un livre à la main et des citations en tête. Si on la scalpait, on trouverait une bibliothèque dans son crâne, c'est certain ! Quand elle est dans sa chambre et moi dans l'atelier, si sa fenêtre est ouverte, je peux l'entendre rire. Elle rit seule. Et ça fait sourire toute la maison. Et puis parfois, comme ça, elle pleure à gros bouillons. Le nez dégoulinant entre deux pages, elle se mouche dans tout un chapitre. Elle vit des trucs qui m'échappent ! Qui nous échappent à tous. Elle est dense, complexe, multiple. Jamais limpide, cernée, finie... Elle traverse d'autres vies que la sienne. Elle est pleine de gens et de mondes et de paysages... » - Richard

Ce roman est une bouffée d'air frais. Il est drôle, si drôle que je riais toute seule, comme une nüdla. Et tout en étant très drôle, ce livre traite de sujets plus sérieux comme la recherche d'identité, la sexualité, la maladie, le deuil ou l'absence d'un parent. Mais il reste plein d'espoir et réchauffe le cœur en parlant d'amitié et d'amour. C'est un livre aussi doux et chaud que des mannele et des bredele sortant du four. Aussi réconfortant qu'une bonne assiette de Baeckeoffe. (Rien qu'à la mention de ce plat dans le livre, mon estomac a gargouillé et j'ai eu très faim. Vous ne pouvez imaginer à quel point !) D'ailleurs, je vous souhaite de goûter un jour tous ces délicieux mets Alsaciens ! 🥨🤤

« Le cœur de Hazim s'appelle Nour. Un prénom d'Orientale aux bras longs et au rire chaleureux. Un muscle cardiaque ficelé d'épaisses tresses si noires que bleutées, nouées de jasmin, battant comme une darbouka. Nour veut vivre vieille et mourir tard, après des voyages, des amours et des erreurs. Nour n'est pas une victime, elle ne subit rien, elle tente sa chance. Elle est meurtrie mais tenace, et impatiente de voir ce que l'avenir lui réserve. Parce qu'il doit être juste, sage, l'avenir. Il va récompenser Hazim, forcément. Rembourser chaque souvenir douloureux avec une joie pure. Nour y croit. »

Il n'y a aucun doute, mon année 2020 a très bien commencé avec Falalalala. J'ai ri, j'ai été touchée et j'ai pleuré en lisant ce livre. La plume d'Emilie Chazerand est... Belle ? Pleine de sincérité ? Haute en couleurs ? Je n'arrive même pas à trouver les mots adéquats tant j'ai adoré ce que j'ai lu ! Je me suis laissée porter par ses mots, par cette histoire chaleureuse et émouvante. Et j'en redemande ! Donc je vous conseille fortement de lire Falalalala. Croyez-moi, vous ne serez pas déçu.e.s. 😉 (Et moi, je file ajouter les autres romans de l'autrice à ma wish-list.)