566 pages
Genres : Fantasy, Young Adult
Editions : Gallimard
Collection : Jeunesse
Année d'édition : 2019
Prix : 19,90 €
Synopsis
Les effondrements se multiplient, de plus en plus impressionnants : Babel, le Pôle, Anima, aucune arche n'est épargnée. Pour éviter l'anéantissement total il faut trouver le responsable. Trouver l'Autre. Mais comment faire sans même savoir à quoi il ressemble ? Plus unis que jamais, Ophélie et Thorn s'engagent sur des chemins inconnus où les échos du passé et du présent les mèneront vers la clef de toutes les énigmes.
Mon avis
Je n'arrive pas à croire que j'ai terminé ma lecture de la saga La Passe-Miroir... Cela fait toujours bizarre de quitter un univers et surtout des personnages auxquels on s'est attaché. Mais quand il s'agit d'un gros coup de cœur, il y a comme un sentiment de nostalgie qui s'installe.
« Ophélie réalisait de tout son corps ce qu'il était devenu pour elle, ce qu'elle était devenue pour lui, et rien ne lui paraissait plus solide au monde. »
La tempête des échos est dans la continuité des tomes précédents, si ce n'est qu'il est encore plus complexe. D'ailleurs, si vous n'avez pas encore lu ce quatrième tome, je vous conseille de relire les tomes précédents juste avant, afin d'avoir les éléments importants en tête. Même les petits détails, en fait. En effet, Christelle Dabos a construit un univers si riche et complexe que des éléments mentionnés ou évoqués dans le premier tome prennent toute leur importance par la suite. Comme si tout était prévu depuis le début, sans que l'on s'en rende compte. Ce dernier opus offre une réponse à toutes les questions que l'on peut avoir depuis Les fiancés de l'hiver. Plusieurs mois après ma lecture, je me dis que je relirai à nouveau la saga, et surtout La tempête des échos car je suis sûre qu'une nouvelle lecture me permettra d'avoir un nouveau regard sur l'intrigue et m'apportera également de nouveaux éléments de compréhension. Autant vous dire que ce dernier tome nous fait un retournement de cerveau, ce qui prouve que l'écriture de l'autrice est magistrale et époustouflante.
« Non, plus personne ne l'attendait au Pôle et cela lui convenait.Tant qu'il y aurait une personne qui l'attendrait ailleurs, cela lui conviendrait. »
En ce qui concerne les personnages, je ne trouve plus de mots pour décrire mon amour pour Ophélie et Thorn. J'aime ce couple, comment ils évoluent chacun de leur côté, ainsi que leur relation. Ils ne forment pas un couple ordinaire, ils sont parfois maladroits ensemble, ils s'apprivoisent. Ils sont terriblement touchants. Et que dire sur les personnages secondaires, ou même ceux qui semblent n'être que de passage ? Ils prennent tous une grande importance au fil des chapitres. Comme Victoire, la fille de Bérénilde. La fillette est comme une fenêtre ouverte sur ce qui se passe dans l'histoire, elle nous permet de comprendre certains éléments et événements de l'intrigue. Elle aide, même sans le vouloir, Ophélie et Thorn.
« Elle ferma les yeux. Respira. Se vida de toute attente, de tout désir, de toute peur. S'oublia, comme pour une lecture. La dernière d'entre toutes.― Parce que nous sommes des passe-miroir.Elle se plongea dans son reflet.Un peu plus que cela, même. »
La tempête des échos regorge de tant de scènes grandioses, émouvantes, et éblouissantes. L'intrigue était pleine de suspens et cela rendait difficile le moment où il fallait poser le livre... La fin a brisé mon cœur et m'a beaucoup émue, mais elle laisse tout de même un très bel espoir. Il est facile de s'imaginer comment l'histoire peut continuer. Je trouve qu'un livre est toujours plus marquant quand l'auteur·ice bouscule un peu ses lecteur·ices en donnant une toute autre fin que celle qui était attendue. Et c'est très réussi dans le cas de La tempête des échos. Avec cette fin ouverte, chacun peut imaginer sa propre suite de l'histoire. Cela fait vivre l'œuvre, même lorsqu'elle est terminée. Dans mon cas, j'adore regarder des fanarts sur les différentes fin possibles, surtout quand il s'agit d'Ophélie et Thorn. Enfin voilà, c'est un nouveau coup de cœur pour La Passe-Miroir, qui est et restera, je pense, l'une de mes sagas préférées.





















